http://eduardo.mahieu.free.fr/Psy%20B/carmen.html
La Carmen de Bizet est une femme que l'on peut trouver libre, celle de Mérimée ne l'est pas. Elle est libérée mais elle n'est pas libre, elle le sait ; de là cette tristesse lucide qui parfois la saisit . Dans cette construction imaginaire, on devine que la féminité, affaire d'homme, est arrachée à certains auteurs tels Mérimée, Flaubert ou Michelet.
" Le problème de la féminité vous préoccupe aussi puisque vous êtes homme. Pour les femmes qui se trouvent parmi vous, la question ne se pose pas puisqu'elle sont elles mêmes l'énigme dont nous parlons " ! S. Freud. La féminité[16]

Si la féminité est une affaire d'homme, cela vaut surtout pour les écrivains. Ce dont ils se départissent dans les personnages, de Marguerite à Carmen, renvoie les hommes à… leur ouvrage, comme on disait autrefois de la couture ou de la tapisserie, c'est à dire au risque d'une ambiguïté sexuelle exposée dans l'œuvre. Dans le chapitre deux, juste avant de mettre symboliquement José à mort, en lui jetant entre les deux yeux sa fleur de cassie, Carmen lui dit : " allons, mon cœur, fais moi cette aune de dentelle noire pour une mantille, épinglier de mon âme ! "
Pouvons nous étouffer le vieux, le long remords (---) Dis le moi belle sorcière, oh ?
Dis si tu le sais Baudelaire. L'irréparable
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