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Summertime
lundi 27 juillet 2009, a 20:00
summertime
 

 

 

Un peu de douceur dans ce monde de brutes....

 

 



dimanche 26 juillet 2009, a 19:36
Plantez des carottes
 

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Plantez des carottes dans une jardinière,

Prenez-en soin,

Dégustez-les au dîner….

 

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Elles facilitent la fabrication de l'hormone de la bonne humeur.

 

 

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dimanche 26 juillet 2009, a 17:36
Les amours au jardin
 

 

JARDIN

 

JEAN-PATRICK ORDONNEAU

 

Je t'aime, moi non plus !

Certains légumes se stimulent ou se protègent. D'autres se nuisent. Des attirances ou des répulsions que doit connaître le jardinier pour réussir son assolement.

 

Avec l'été tout proche, courgettes, concombres et haricots verts arrivent en force. Laitues, batavias et frisées  envahissent le rayon salades. Les radis, toujours présents, y voient débarquer les épinards frais et les premiers navets. Quant aux petits pois, même s'ils n'ont pas le goût de ceux que vous cultivez au potager, c'est maintenant qu'il faut s'en régaler. Ne manquez pas les premières pommes de terre et surtout les tomates dont la récolte de saison a commencé. Framboises, fraises et groseilles font oublier que la saison des cerises s'achève.

 

Les plantes, comme les humains, ont leurs favorites et leurs têtes à claques. Chacune émet des informations foliaires ou racinaires propres, un peu comme des empreintes digitales. Cette signature chimique permet aux végétaux de se reconnaître et aux insectes de faire le tri. Ainsi selon leurs affinités, ces diverses émanations favorisent le développement des plantes qui se côtoient ou au contraire le contrarient. Des fragrances attirent les insectes pollinisateurs mais aussi les ravageurs et leur cortège de dégâts.

L'entente cordiale

La réussite d'une plante passe par sa santé. Un végétal fort, bien dans sa terre, résistera mieux aux agressions extérieures qu'une plante chétive. Un résultat obtenu entre autres grâce à un bon assolement. Chaque année, la rotation des légumes les uns par rapport aux autres leur assure un environnement favorable. Pour que ces effets bénéfiques agissent entre les végétaux, il est important qu'ils soient très proches les uns des autres. Sur deux plantes espacées de plusieurs mètres leur influence est nulle. Le potager bio, avec son brassage des variétés, facilite les mariages heureux. Les tomates et les carottes illustrent bien cette synergie. L'odeur de la première fait fuir la mouche de la carotte et le parfum de la seconde éloigne les pucerons amateurs de tomate. Même complicité avec le poireau dont la teigne (lépidoptère) déteste l'odeur de la carotte. Et comme le poireau reconnaissant sait vivre, il éloigne à son tour la mouche de la carotte. De telles coalitions sont nombreuses. Le cerfeuil, excellent répulsif des pucerons et des limaces, aime la compagnie des salades. Quant au basilic, en attirant les abeilles, il facilite la fécondation des concombres, courgettes et du fenouil. Mais si les bonnes associations sont nombreuses, les mauvaises aussi. La tomate n'apprécie pas le voisinage de la betterave ou celui des pois. Quant au poireau, évitez lui la compagnie des haricots. Ses penchants le tournent plutôt vers les fraisiers auxquels il évitera les méfaits de la moisissure.

Les fleurs ne sont pas en reste.

Au potager, elles attirent de précieux auxiliaires comme les abeilles, les papillons et les coccinelles. L'œillet d'Inde et le souci chassent les nématodes (vers ronds) si on les place à proximité des plants de tomates. Les exemples ne manquent pas. La cohabitation des fleurs et des légumes, alliant l'utile à l'agréable, reste incontournable au jardin. Au balcon ou sur la terrasse, c'est pareil.

 

Pour en savoir plus, deux ouvrages :

Le poireau préfère les fraises, de Hans Wagner, éditions Terre Vivante

Les bonnes associations au potager, de Noémie Vialard, Rustica éditions

 

ORIGINE : TELE Z juillet 2009

 

                       **********************

lundi 20 juillet 2009, a 18:49
Quelques proverbes culinaires.... bon appétit bien sûr!
 

 

 

Proverbes

 

Dieu donne la viande, le diable les cuisiniers.

 

Les fols font les banquets et les sages les mangent.

 

Les loups ne se mangent pas entre eux.

 

Toute chair n'est pas venaison.

 

 Il y a loin de la coupe aux lèvres.

 

Les gourmands creusent leur tombe avec leurs dents.

 

 Ventre affamé n'a point d'oreilles.

 

Qu'importé le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.

 

Chacun sait ce qui bout dans sa marmite.

 

Chaque pot a son couvercle.

 

Toute la pluie n'enlève pas la force d'un piment.

 

Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger.

 

Nulle noix sans coque ; nul pain sans peine.

 

Pour souper avec le diable il faut une grande cuillère.

 

Dans le cochon, tout est bon.

 

A forme é o melhor tempero. La faim est la meilleure des épices.

 

Der Mensch ist, was er iBt. L'homme est ce qu'il mange.

 

 

 

dimanche 19 juillet 2009, a 22:23
silence.....
 

 

Quand tu es en colère, ou que quelqu'un t'a déçu ...

Observe donc le silence.

 

Il ne te décevra pas, lui,  et ainsi,

demain, tu sauras quoi dire ...

 

Ou tu sauras qu'il vaut mieux te taire ...

 

 

mercredi 15 juillet 2009, a 16:43
article de COCIPE - Je rêve d'un monde
 

Je rêve d'un monde

Je rêve d'un monde où les êtres bons et bienveillants se sont réunis et s'entraident.
Je rêve d'un monde où dans un esprit solidaire nous oeuvrons pour des causes justes.
Je rêve d'un monde où le plaisir de la vie, de l'échange, de l'amitié en soit la base.
Je rêve d'un monde où je regarderais les enfants grandir sans inquiétude pour leur avenir.
Je rêve d'un monde qui préserverait notre patrimoine naturel et sa diversité.

Ce monde existe, il est au coeur de beaucoup d'entre nous et il ne nous suffirait que d'entreprendre pour qu'il devienne réalité.

Nous avons tous un ami, quelqu'un de bien, quelqu'un de bon, quelqu'un qui rêve comme nous d'un monde durable. Il ne nous suffirait que de l'invité à participer à la naissance de cette société pour qu'il retrouve espoir et devienne un acteur de cette aventure.
Nous sommes nombreux à partager ce rêve sans oser penser qu'il peut être simple de le réaliser. D'une simplicité enfantine, faire ensemble ce que nous faisons chacun de notre coté, ne plus le faire individuellement mais à travers une famille d'esprit et de coeur.
Je me présente à vous, nu, avec mes faiblesses et mes forces, avec mes défauts et mes qualités. Je n'ai pas peur de la critique, des découragements, des désillusions parce que je crois qu'il y a dans ce monde des être bons et bienveillants qui pourront comprendre cette démarche sans l'associer à tout discours religieux ou politique. Je crois qu'ensemble nous pourrions bâtir une cité, berceau du développement durable. Je crois qu'il est possible de vivre différemment sans pour autant régresser.

Je n'ai aucune idée de ce que l'avenir nous réserve.
Je n'ai aucune idée de ce que les hommes feraient d'un tel monde.
Ce dont je suis sur, c'est que je rêve d'un monde où les êtres bons et bienveillants se sont réunis et s'entraident.

 

Didier LAURENT - Chargé de développement
COCIPE - Communauté Citoyenne pour la Protection de l'Environnement
Association de loi 1901 sans but lucratif


http://www.cocipe.fr

mercredi 15 juillet 2009, a 14:35
contraints de démolir leurs églises ?
 

Des maires sont contraints de démolir leurs églises

Destruction de l'église de La Bassée.

Destruction de l'église de La Bassée.Crédits photo : Charlet/AFP

 

De moins en moins fréquentées, les églises coûtent cher à entretenir et les maires s'interrogent. Faut-il les préserver ou doit-on les démolir ? Pas de doute, de gros nuages noirs surplombent désormais les petits clochers ruraux. Comme si le tabou de leur destruction commençait à se lever. Béatrice de Andia, à la tête du nouvel Observatoire du patrimoine religieux, affirme que, sur la base d'un rapport du Sénat, « 2 800 des 15 000 églises rurales protégées » seraient « en situation de péril ». « Ce qui laisse augurer, explique cette ancienne responsable de l'action artistique de la Ville de Paris, que les bâtiments non classés, qui ne sont pas une priorité pour l'État, ont un sombre avenir devant eux. » Christian Prunier, créateur en 2003 du site clochers.org, destiné aux gé­néalogistes, reconnaît, lui, que « pour se débarrasser d'un bâtiment, il suffit de le laisser pourrir 20 ans, de l'entourer ensuite de bandes rouges pour signifier son danger puis de faire établir un arrêté de péril. La démolition n'est alors plus une honte. Elle est conseillée ». Les Français sont pourtant « viscéralement attachés » à leurs églises, dit Alain Guinberteau, créateur de 40000clochers.com, qui a lancé un concours photos couronnant le meilleur chasseur de clochers.
Dans la région historique des guerres de Vendée, où les chapelles ont fleuri au XIXe siècle, de plus en plus d'édiles ont franchi le pas et commencent à détruire leur clocher faute de moyens pour les entretenir.
DE L'HERBE folle a poussé entre les tas de pierres, de vieux carrelages et d'ardoises brisées. Un angle de mur est encore vaguement debout et des tiges de fer rouillées pointent vers le ciel. En cet endroit désolé, il y a moins d'un an, se dressait encore une église dominant toute cette région, théâtre des guerres de Vendée. Bâtie en 1870 sur un point culminant du Maine-et-Loire, à 200 mètres d'altitude, l'église paroissiale du village de Saint-Georges-des-Gardes a été démolie en août dernier. « Déconstruite », précise le maire, Gabriel Lahaye, qui, sans être un adepte du philosophe Jacques Derrida, a choisi ce terme pour son image moins violente, « plus respectueuse ».
La commune de 1 500 habitants possède une autre église et, ne pouvait pas supporter les charges d'une réhabilitation : bien au-delà du million d'euros. Les églises construites avant 1905 sont, en effet, à la charge des collectivités locales. « On m'a­vait dit : tu le regretteras ! Mais il n'y a rien à regretter », assure Gabriel Lahaye. Un habitant, Gérald Eloire, a bien tenté de s'opposer à la démolition avec une lettre ouverte au maire, la création d'une association, la mobilisation des médias. En vain. Cet athée convaincu, qui avait choisi de s'installer dans ce village justement pour le charme de son église, n'a entraîné qu'une poignée d'habitants derrière lui. Et récolté beaucoup d'hostilité.
Le maire, qui va faire construire un petit oratoire de style contemporain sur le site de l'ancienne église, assure que « d'au­tres communes s'apprêtent à franchir ce pas ». La région est en effet pleine d'églises construites au XIXe siècle pour accueillir une population très pratiquante et en pleine croissance, en « réparation » aussi de la Révolution, quitte alors à détruire des églises trop petites ou trop abîmées qui avaient pourtant, elles, une réelle valeur architecturale. À 18 km de cette colline des Gardes, en effet, Bernard Briodeau, maire « plutôt centriste » de Valanjou, affirme avoir tourné les plans, les expertises, les aides régionales ou départementales et les comptes communaux dans tous les sens avant de se rendre à l'évidence : l'église Saint-Martin de son village est aussi vouée à la disparition. À terme, il espère ne conserver qu'une tour défensive du XVe siècle contre laquelle avait été édifié le bâtiment au XIXe.
« Acte sacrilège »
Pour l'instant, la démolition ne concerne que le clocher et la chambre des cloches. Comme à Saint-Georges-des-Gardes, le clergé, affectataire des lieux, n'a pas bronché. La messe est célébrée dans une autre église de cette petite commune blottie dans les chemins creux et qui ne compte pas moins d'une cinquantaine de chapelles, oratoires ou calvaires. « La pratique a nettement chuté ces dix dernières années, souligne le maire, et les catholiques pratiquants acceptent la décision. Ils savent leur foi plus forte que des vieilles pierres sans valeur. La priorité de l'Église, aujourd'hui, ce sont les pierres vivantes ! » En revanche, Bernard Briodeau a reçu des lettres de personnes parfois extérieures à la commune, anonymes ou non, lui promettant « le feu de l'enfer » s'il commettait « cet acte sacrilège ». « Je sais, admet-il, que dans cette région, on ne touche pas à une église, même si la messe est un lointain souvenir. C'est historique et viscéral. Mais que puis-je faire ? »
Maire de Gesté, à 45 km de là, Michel Baron dit lui aussi avoir cherché d'autres solutions. D'au­tant que l'église, très vaste, dont le conseil municipal vient de voter la démolition, est la seule de la commune de 2 500 habitants. La messe y est encore célébrée. À la place, le maire promet de construire « une salle de 500 places, susceptible d'être divisée en deux, moderne, facile à chauffer, attirante pour les jeunes... » Le curé de la paroisse, Pierre Pouplart, reste sur la réserve. « Ce sont les affaires de la commune, esquisse-t-il, je comprends qu'elle s'interroge sur le coût de l'entretien. » Responsable de l'art sacré pour ce diocèse d'Angers, le père André Boudier observe : « Les églises de qualité doivent être sauvegardées. Pour les autres, il faudra accepter de les détruire et de construire à la place des édifices mieux adaptés aux besoins d'aujourd'hui... »

 

mercredi 15 juillet 2009, a 14:35
A quand la semaine d'un seul jour ? - Philippe BOUVARD
 

 Que lire quand le Figaro Magazine vous passe dans les mains ?

Ça! et uniquement ça!

le bloc-notes de Philippe BOUVARD

 

* Philippe BOUVARD *

A quand la semaine d'un seul jour ?

 

Faisant désormais profession de donner mon avis à des gens qui ne me l'ont pas demandé et de prodiguer mes conseils à des autorités qui n'en tiennent nul compte, je n'en suis que plus à l'aise pour vous livrer une suggestion de réorganisation sociale longuement méditée entre deux siestes. Le moment semble en effet venu d'instituer la semaine d'un seul jour, clé de voûte de la cathédrale au sein de laquelle se célèbrent les cultes de la civilisation des loisirs. Dans des entreprises de plus en plus robotisées, on regrouperait les tâches qui remplissent aujourd'hui une semaine parce qu'on ne prend pas la peine de les compresser. La mobilisation effective, massive et momentanée des salariés permettrait de répondre sur-le-champ à toutes les sollicitations.

Les préposés ne demanderaient plus à un correspondant de rappeler le lendemain dès lors qu'ils seraient assurés de lever le camp le soir même. Les gains de productivité seraient énormes car chacun mettrait les bouchées triples pour profiter pleinement de ces «congés hebdomadaires» accordant aux salariés de consacrer sept fois plus de temps au repos qu'au labeur, allant bien au-delà des avancées obtenues par le Front populaire. D'appréciables économies d'échelle s'ensuivraient en matière d'éclairage, de chauffage, d'entretien et de transports publics. Je suppose qu'après avoir émis des objections de principe, les syndicats adhéreraient à la formule avant de débattre en commissions paritaires de la fixation de ce jour unique de travail. Sans doute finirait-on par se mettre d'accord sur le lundi, férié plusieurs fois par an et autorisant alors un salutaire recul de deux semaines d'affilée. Parallèlement, ceux qu'on continuerait à appeler des travailleurs seraient augmentés afin de compenser la disparition du mois sabbatique de mai définitivement rayé du calendrier et la suppression des heures supplémentaires. Ainsi justifierait-on le nouveau slogan gouvernemental «Travailler moins pour gagner plus».

*· La grippe porcine, rebaptisée mexicaine (sans doute parce qu'il y a plus de charcuteries que d'agences de voyages), a occulté la crise économique. Un mal chasse l'autre. Flaubert remarquait déjà qu'on souffre moins de ses engelures quand on éprouve une rage de dents.

*· Le jour où le Grand Paris s'étendra jusqu'au Havre, on aura réalisé le vœu de Ferdinand Lop (candidat utopiste des années 50) qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer afin que les étudiants puissent se baigner tous les matins.

*· La délation n'est plus ce qu'elle était. L'administration fiscale doit périodiquement ranimer le zèle des dénonciateurs auxquels, sur les premiers assignats, on promettait déjà une juste récompense. Plus désolant: depuis qu'on peut identifier un scripteur grâce à ses traces d'ADN, la lettre anonyme se fait rare.

*  Sans doute le Medef aurait-il davantage l'oreille de Bernard Thibault si le secrétaire général de la CGT ne se faisait pas couper les cheveux par sa belle-sœur.

*· Avec l'ambition immédiate d'avoir plus de lecteurs que de députés, François Bayrou publie un essai transformable d'ici à trois ans, recourant au marquage à la culotte, intitulé Abus de pouvoir. Suivront sans doute Tous des nuls sauf moi et Ote-toi de là que je m'y mette!

*· La preuve que la montée du chômage faisait partie des catastrophes annoncées: en 2007, on a séparé le ministère du Travail et le secrétariat d'Etat à l'Emploi.

* .La désormais légale intrusion des «produits de placement» dans les œuvres diffusées par la télévision donnera-t-elle lieu à un contrôle de droit moral? Il serait dommageable pour la crédibilité du récit que Jeanne d'Arc se régale de crème anglaise, et que Napoléon se verse un verre de bière.

*· Parce que le démon de minuit exige non seulement qu'on joue les prolongations sexuelles mais aussi qu'on les rende publiques, Silvio Berlusconi, plébiscité par son Parlement, a perdu le pouvoir dans sa chambre.

*· L'agora du XXIe siècle: un bout de trottoir sur lequel se réfugient les fumeurs d'une entreprise désormais liés par une solidarité de parias.

*· Ces discours qui ne veulent rien dire, ces romanciers qui n'ont plus d'histoires à raconter, ces toiles essuie-pinceaux, ces musiques-tapage nocturne, ces philosophes plus proches du café du commerce que du Collège de France, cette cuisine à l'azote liquide prospéreront tant qu'il ne se trouvera pas un gamin naïf mais lucide pour damer, comme dans le conte d'Andersen, que le roi est tout nu !

*· Il convient d'admirer comme un signe d'ouverture d'esprit que la notion de virilité ait survécu au maquillage des comédiens et des journalistes de télévision ainsi qu'aux tâches féminines assurées par les serveurs de restaurant.

*· Le sommet de la vertu pour un cacique de la république des lettres : publier une critique enthousiaste du livre d'un confrère dont il sait qu'il n'écrira jamais une ligne sur ses propres ouvrages.

*· A partir d'un certain âge, on devrait pouvoir s'offrir des «jours sup'» d'existence comme on rachète des annuités de retraite. Les fonds ainsi collectés iraient aux laboratoires de recherche pharmaceutique. Quitte à être restitués aux héritiers en cas de trépas survenant durant la «période de survie» garantie par contrat.

 

extrait page 130. LE FIGARO MAGAZINE - 9 MAI 2009

mercredi 15 juillet 2009, a 10:00
Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l’exception ?
 

© 2009 Rénover l'immobilier

 

Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ?

 

article du 25/06/2009 15:52

 

« Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? ». Robert Badinter a posé la bonne question dans son discours de présentation du chef spirituel des tibétains le 8 juin dernier à Paris :

C'est un rare privilège de présenter le Dalaï Lama en de telles circonstances et à une telle assemblée. Souvent je me suis interrogé : Pourquoi parmi les personnalités si diverses que j'ai eu l'occasion de rencontrer, le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? Sans doute, son savoir est considérable et recouvre des domaines multiples de la connaissance, philosophique, politique, scientifique, écologique. Mais d'autres détiennent aussi ces clefs du monde. Sans doute, son expérience de la vie et des épreuves traversées au cours d'une existence déjà longue ajoute à son enseignement la densité de la sagesse. Mais d'autres personnalités détiennent aussi cette vertu.

En vérité, ce qui fait aujourd'hui du Dalaï Lama un être d'exception, c'est le message dont il est porteur, qu'il a toujours enseigné et incarné : un message d'humanité et de spiritualité dans un monde marqué par le matérialisme quand ce n'est pas la cupidité, et la cruauté quand ce n'est pas la barbarie.

D'abord l'humanité : Le Dalaï Lama en a fait son horizon tout au long d'une vie qui depuis un demi-siècle est faite d'exil et d'errance, loin de son peuple et de sa terre natale. Parce qu'à l'orée de sa vie, le Dalaï Lama a vu son pays envahi et écrasé par une puissance militaire étrangère, le Dalaï Lama est devenu bien au-delà de sa propre cause un messager de la paix universelle, cette condition première du bonheur des peuples.

L'humanité, pour le Dalaï Lama, elle s'exprime dans le respect constant de la dignité et des droits de l'Autre, de notre frère humain. Pour lui, les droits de l'homme sont la charte politique de l'humanité. Ils sont les droits de tous les êtres humains, partout dans ce monde. Ces droits précieux et fragiles, ils ne se conçoivent qu'universels et indivisibles. Car que seraient les droits de l'homme s'ils n'appartenaient qu'aux sociétés riches et développées alors que des milliards d'êtres humains vivent dans la misère, la maladie et l'ignorance ? Le message du Dalaï Lama est ainsi proclamation de notre solidarité avec tous les êtres humains, face aux épreuves que le destin réserve à chacun de nous. Car où l'être humain accablé trouvera-t-il refuge ou secours sinon dans la solidarité de ses frères ? Enfin l'humanité, pour le Dalaï Lama, ne survivra que sur une terre protégée contre sa destruction progressive en assurant la sauvegarde de l'environnement, ce patrimoine commun de tous les êtres vivants. Ce message d'humanité qui inspire l'enseignement et la vie du Dalaï Lama, il ne prend toute sa dimension que par sa spiritualité. Face à la violence dans ce monde, le Dalaï Lama a toujours opposé les seules forces qui vaillent, celle de l'esprit et de la justice.

Si le Dalaï Lama, chef d'un état occupé, meurtri, opprimé, a maintenu haut et fort les droits du peuple tibétain, c'est parce qu'il a choisi de faire de la non violence une arme spirituelle à nulle autre pareille. Oui, le Dalaï Lama croit, comme nous, qu'une cause juste doit pour l'emporter, faire appel inlassablement à la conscience humaine face à la violence mortelle. A cet égard, le Dalaï Lama s'inscrit dans la droite ligne de Gandhi. Les Chinois exaspérés par sa force tranquille, peuvent le dénoncer comme un « loup caché sous sa robe de moine ». C'est d'ailleurs ce terme de « simple moine » qu'utilisait le Dalaï Lama lui-même pour se qualifier, au moment solennel où il recevait à Oslo le prix Nobel de la Paix. Mais si nous voyons la robe du moine, nous ne distinguons pas les traits du Loup. Et à dire vrai, les dirigeants chinois nous paraissent peu qualifiés pour jouer le rôle du petit « Chaperon rouge ».

La vérité est plus simple : le Dalaï Lama est homme de paix. Il sait que la résistance spirituelle d'un peuple opprimé, à travers le temps et les épreuves, finit toujours par l'emporter. Le Dalaï Lama croit à la force du Droit. Et parce que la cause des Tibétains est juste, il sait qu'elle triomphera de ses oppresseurs. Car que demande le Dalaï Lama ? non pas, comme affirme la propagande chinoise, la proclamation d'un Etat tibétain souverain, reconnu comme tel par la communauté internationale. (Pour ma part, je l'avoue, je n'y verrai pas d'inconvénient). Le Dalaï Lama, lui, conscient des réalités internationales et des rapports de force, ne réclame que le statut d'autonomie pour le Tibet, la sauvegarde de son identité culturelle, si importante dans le concert des civilisations, et le respect des droits fondamentaux des Tibétains. Mettre un terme à un régime d'oppression et à un génocide culturel, instaurer un régime d'auto gouvernement et amener l'Etat de droit au Tibet, il n'y a rien là qui menace l'intégrité territoriale de la république chinoise ni sa souveraineté internationale. Aussi nous continuerons inlassablement à soutenir, par les voies du droit et la force spirituelle de la justice tous ensemble, sans violence ni provocation, mais avec résolution et constance, la juste cause des Tibétains.

C'est pourquoi je vous remercie d'être venus si nombreux aujourd'hui écouter le « simple moine bouddhiste » de passage chez nous, notre ami Le Dalaï Lama.

 

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mardi 14 juillet 2009, a 18:04
CUEILLE LE TEMPS - Jules Beaulac
 

Tu ne peux pas retenir le temps.

Il passe.

Il coule entre tes doigts

comme l'eau de la fontaine.

Il glisse dans ta main

comme le sable de la mer.

Tu ne peux rattraper le passé.

Il n'est plus.

Il s'en est allé

comme le couchant d'hier.

Il est disparu

comme un souvenir perdu.

Tu ne peux emprisonner le futur.

Il n'est pas encore.

Il viendra à son heure

comme le levant de demain.

Il te rejoindra

comme la vague qui s'approche du rivage.

Mais tu peux toujours cueillir le présent

comme un beau présent de Dieu.

Ce présent est comme un arbre:

il plonge ses profondes racines

dans ton passé tout plein de souvenir et d'expérience, comme une sagesse accumulée.

Et il lance ses longues branches

vers ton futur tout plein de promesse et d'espérance, comme un projet emballant.

Le présent est fait de ton passé qui n'est plus

et de ton futur qui n'est pas encore.

Prends le temps qui t'est donné

à chaque instant qui passe.

Ne gaspille pas ton temps, c'est un cadeau de Dieu.

Ne passe pas ton temps à courir après le temps.

Prends ton temps.

Ne dit pas: je n'ai pas le temps.

Dis plutôt: j'ai tout mon temps.

Ne sois pas avare de ton temps.

Donne de ton temps aux autres

comme Dieu te le donne à toi.

Ne cours pas tout le temps,

prends ton temps.

Et laisse au temps le temps de faire son temps.

Alors tu gagneras du temps.

Et tu découvriras

que c'est beau et bon le temps,

que c'est plein de Dieu dedans.

 

Jules Beaulac, prêtre.

 

 

(photo du webmaster)

Ce texte je l'ai sur un papier, mais par fainéantise, je l'ai copié-collé depuis un autre blog que j'ai découvert hier sur un autre blog de Mongénie:

http://www.nicoleetsonpetitmonde.com/unesimplelettre.htm

 

lundi 13 juillet 2009, a 19:48
vins des dieux terroirs des hommes par Bernard PIVOT
 

Article paru dans LE JOURNAL DU DIMANCHE du 28 juin 2009

 

Vins des dieux terroirs des hommes

 

Bernard Pivot

de l'académie Concourt

 

 

 

  Ce n'est pas parce que nous vivons dans un Etat laïc que nous devons oublier ou nier ou occulter les relations historiques du vin et du christianisme. L'un et l'autre sont constitutifs de notre identité nationale. Un athée, buveur d'eau ou de Coca-Cola, n'en peut mais : il est aussi l'héritier de la boisson et de la religion, qui ont dominé la France depuis le haut Moyen Age et qui, en dépit de la baisse de la consommation du vin et de la fréquentation des églises, continuent d'être sociologiquement majoritaires.

Telle est l'une des réflexions que provoque la lecture du rigoureux et cependant capiteux livre de Jean-Robert Pitte : Le Désir du vin -A la conquête du monde. Ou comment le jus fermenté du raisin, depuis sa naissance en Géorgie peut-être - c'est dans ce pays qu'en ont été retrouvées les traces les plus anciennes, il y a environ huit millénaires -, a essaimé sur toute la planète. Et surtout pourquoi et comment vin et religion sont liés depuis l'origine. Jean-Robert Pitte a raison d'avancer que le mythe de la faute originelle et du paradis perdu se comprendrait mieux si Adam avait un peu trop forcé sur les fruits de la vigne plutôt que manger une pomme.

En Egypte comme en Mésopotamie le vin était la boisson des dieux, des hommes riches ou vaillants. Les hommes ordinaires, les femmes et les esclaves n'y avaient pas droit. De même en Grèce et à Rome. Le culte de Dionysos avec le cratère rempli de vin coupé d'eau, qui passait d'un convive à un autre, annonçait la messe et le rituel de la communion sous les deux espèces, le pain et le vin, celui-ci également coupé d'eau. Saint Paul redoutait les confusions. Aux chrétiens de Corinthe: « Vous ne pouvez boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons. »

Ce qui est fascinant dans le récit historique de Jean-Robert Pitte, ce sont, même si elles ne sont pas concomitantes, les conquêtes des pays de la Méditerranée par le vin et par le christianisme. Beaucoup plus tard, qui sauvera la viticulture en Occident? Les évêques et les moines. La découverte du Nouveau Monde et l'arrivée de missionnaires entraînent la plantation de vignes, car il faudra du vin pour dire la messe. Au début du XIXe siècle, un pasteur anglican puis un évêque catholique plantent les premiers pieds de vigne en Nouvelle-Zélande. Bu modérément, le vin est signe de santé, de culture, d'hospitalité, de religion. Mieux, « au fil des siècles, s'impose une vision catholique du vin. »

Ancien président de la Sorbonne, spécialiste de la géographie culturelle, en particulier viticole (Le Vin et le Divin, Fayard ; Bordeaux Bourgogne, les passions rivales, Pluriel), Jean-Robert Pitte explique pour quelles raisons la route de la soie est restée longtemps fermée au vin et comment, grâce à quels personnages et dans quelles circonstances - sujet neuf sur lequel il est d'une précision de caviste - le Japon et la Chine se sont tardivement ouverts au risque stimulant de la production et au plaisir de la consommation. Comme en Occident, le goût du bon vin s'est d'abord développé chez les gens riches et cultivés, puis a gagné les classes moyennes, qui ont découvert ses jouissances exotiques et savantes. Du vin religieux on est passé au vin profane, du vin missionnaire au vin spéculatif. Les Français ont beaucoup investi dans des vignobles sur les cinq continents et nous avons appris cette semaine qu'un holding chinois a acheté un vignoble bordelais de Fronsac, le château-richelieu...

Après s'être fait le guide du vin dans le temps et dans l'espace, Jean-Robert Pitte pose son verre. Le remplit d'une jolie appellation française, le goûte, apprécie, et, dans le dernier chapitre de son livre, fait un éloge combatif du terroir. Il n'est pas vrai que celui-ci n'est l'expression que des grands vins coûteux. Hormis les producteurs industriels de déshonorants picrates, tous les vignerons, même les plus modestes, doivent miser sur la qualité, la spécificité de leur vin, et fonder leur avenir, leur survie pour certains, sur les vertus de leur terroir. Ce n'est pas en imitant les pays qui inondent les marchés de vins de cépages sans feu ni lieu que la viticulture française se sauvera. Le terroir est une signature, une identité, un engagement, une profession de foi. Le terroir est ce qui donne « une profondeur culturelle à l'acte de boire du vin ». Cela était déjà vrai dans l'Antiquité.

 

Le Désir du vin, à la conquête du monde, de Jean-Robert Pitte, Fayard, 333p., 25 €.

Lire aussi A la table des dieux (Fayard, 12 €), recueil de ses chroniques sur l'histoire de l'alimentation parues dans Le Monde des religions.

 

 

 

Pourquoi la religion et le jus fermenté du raisin sont liés depuis l'origine, un récit de Jean-Robert Pitte

 

 

 

 

 

 

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Loreena McKennitt - Caravanserai Awanekkinnan (22/11/2009 15:14)

MERCI DIAMANTA pour ...

Mamaaaaaan !!!!!! pere cantoche (22/11/2009 13:42)

C'est bien , tu...

Mamaaaaaan !!!!!! diamanta (22/11/2009 10:09)

W'oui! mais c&#...

Loreena McKennitt - Caravanserai Abbounette (22/11/2009 09:47)

C'est justement...

Loreena McKennitt - Caravanserai diamanta (22/11/2009 09:41)

Oui Waouh! n'es...

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