| jeudi 10 septembre 2009, a 20:56 |
| FERMONS FESSENHEIM |
LES DERNIERES NOUVELLES EN FIN D'ARTICLE/
Reçu par mail:
Après le succès de la manifestation antinucléaire de Berlin le 5 septembre (50 000 manifestants), ne ratez pas le rassemblement européen à Colmar en Alsace le week-end des 3 et 4 octobre 2009 "Fermons la centrale de Fessenheim (la plus vieille de France) et sortons du nucléaire !"
Un programme exaltant : manifestation, spectacles, conférences, expositions, projections, concerts... à consulter sur le site : http://www.fermons-fessenheim.org
=> Il reste à disposition 190 000 tracts et 125 000 affiches (voir modèle ci-dessous). => L'envoi de ces documents en quantité est gratuit sur simple demande.
A 3 semaines du rassemblement, nous avons besoin de vous pour faire circuler l'information ! A chacun d'agir là où il se trouve en commandant autant de tracts et d'affiches que possible.
COMMENT AGIR ?
=> Envoyez maintenant un mail à : delphine.boutonnet@sortirdunucleaire.fr en complétant les mentions ci-dessous :
************************************************************** Pour aider au succès du rassemblement de Colmar, je commande :
- Nombre de tracts (par multiples de 100 uniquement) : - Nombre d'affiches (23 X 38 cm) :
NOM : Prénom : Adresse postale : Code postal : Ville : Téléphone : **************************************************************
Merci beaucoup !
Pour en savoir plus sur ce rassemblement européen exceptionnel, voir le site : http://www.fermons-fessenheim.org/

AU 30 SEPTEMBRE 2009
=> Suite aux pressions de la préfecture et de la mairie et afin d'éviter toutes tensions, le rassemblement à Colmar du samedi 3 octobre à 14 h aura lieu "PLACE DE LA GARE" au lieu de la "PLACE RAPP" comme initialement prévu.
• Venez manifester avec un bâillon pour montrer aux médias que notre parole est censurée.
• Habillez-vous en jaune pour porter le message d'espoir des alternatives au nucléaire.
• Imprimez et portez le panneau en fichier attaché "Nucléaire = démocratie bafouée" lors de la manifestation.
=> Le Réseau "Sortir du nucléaire" a attaqué en référé l'arrêté du maire de Colmar qui vise à interdire le centre ville de tous les déplacements - y compris à pieds et à vélos (!) - le samedi 3 septembre.
=> Pour les informations importantes de dernières minutes sur le rassemblement, un numéro d'appel 24 h/24 et 7 J/7 est à votre service :
HOT LINE : 0825 747 647
(coût de la communication : 0,15 €/mn - messagerie en français, anglais et allemand).
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| mardi 25 août 2009, a 16:45 |
| "matière" dangereuse ? |

Dessin provenant du site:
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=15&num=29
Mais ce n'était qu'un champignon....

Photo de l'explosion de la bombe d'Hiroschima.
prise sur le blog de http://claude-nicollier.bleublog.lematin.ch/
où l'on peut voir aussi la photo d'une personne irradiée....

"de gros oiseaux tournoient en désordre. Je réalise vite que ce sont des morceaux de bois et de tôle qui retombent. Parmi les maisons détruites, des flammes rouge vif jaillissent ici et là. L'incendie se répand, file d'une poutre à l'autre, avec une allure élastique et implacable de reptile à cent têtes […] une véritable procession de fantômes avance sans but ni raison. Tous sont nus, la peau en lambeaux lacérée par le verre. De chaque blessure suinte un sang grisâtre, desséché, cuit ! Quelques uns avancent tels des animaux en tenant leur ventre d'où sortent leurs intestins, d'autres ont un œil à demi arraché. Le globe blanchâtre pend sur la joue. Un à un, ils s'écroulent. J'en découvre d'autres accrochés aux arbres, transpercés par des branches cassées, pareils à des grenouilles ou des petits poissons capturés par des pies grièches. Au milieu de ces êtres et des flammes, je ne cesse de crier en cherchant mes parents (p.54, p.58)".
Extrait d'une interview de Keiji Nakazawa (auteur également de: Gen d'Hiroshima -Gen aux pieds nus - BD)
la suite est ici:
http://placedutemps.viabloga.com/news/6-aout-1945-le-jour-ou-le-monde-devint-blanc-a-hiroshima
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| jeudi 20 août 2009, a 13:41 |
| NO COMMENT ! |
Des salariés en grève menacent de verser des produits toxiques dans la Seine
Une soixantaine de salariés de l'entreprise de transports Serta au bord de la liquidation judiciaire menacent de déverser 8.000 litres de produits toxiques dans un affluent de la Seine près de Rouen pour obtenir une indemnité de départ de 15.000 euros, selon une source syndicale.
"C'est la seule arme dont on dispose, ces 8.000 litres d'additifs de carburants. Il n'y a pas d'ultimatum, et nous n'en sommes pas encore à mettre la menace à exécution mais nous demandons une aide supra-légale de 15.000 euros par salarié", a expliqué Jean-Pierre Villemin, délégué CFDT au dépôt de La Vaupalière près de Rouen, en grève depuis la fin de la semaine dernière.
Les salariés menacent de déverser les produits toxiques dans le Cailly, "petit ruisseau qui passe en bas du dépôt de La Vaupalière et se jette dans la Seine", a expliqué M. Villemin. "Nous formulons cette menace car nous sommes face à des gens sourds et aveugles", a-t-il poursuivi.
L'entreprise emploie 150 salariés dans toute la France, notamment à La Vaupalière et à Cavaillon (Vaucluse). Elle comptait 250 personnes avant un premier plan social en janvier, conséquence de son placement en redressement judiciaire en novembre 2008, a indiqué la CFDT.
Une audience devait se tenir jeudi après-midi au tribunal de commerce d'Evreux pour décider du sort de l'entreprise, entre une liquidation ou une reprise. Deux offres ont été déposées, mais "les salariés ne veulent pas des repreneurs", a ajouté M. Villemin.
Interrogée par l'AFP, la préfecture de Seine-Maritime a indiqué jeudi matin qu'elle "étudiait le dossier".
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| mercredi 15 juillet 2009, a 14:35 |
| contraints de démolir leurs églises ? |
Des maires sont contraints de démolir leurs églises

Destruction de l'église de La Bassée.Crédits photo : Charlet/AFP
De moins en moins fréquentées, les églises coûtent cher à entretenir et les maires s'interrogent. Faut-il les préserver ou doit-on les démolir ? Pas de doute, de gros nuages noirs surplombent désormais les petits clochers ruraux. Comme si le tabou de leur destruction commençait à se lever. Béatrice de Andia, à la tête du nouvel Observatoire du patrimoine religieux, affirme que, sur la base d'un rapport du Sénat, « 2 800 des 15 000 églises rurales protégées » seraient « en situation de péril ». « Ce qui laisse augurer, explique cette ancienne responsable de l'action artistique de la Ville de Paris, que les bâtiments non classés, qui ne sont pas une priorité pour l'État, ont un sombre avenir devant eux. » Christian Prunier, créateur en 2003 du site clochers.org, destiné aux généalogistes, reconnaît, lui, que « pour se débarrasser d'un bâtiment, il suffit de le laisser pourrir 20 ans, de l'entourer ensuite de bandes rouges pour signifier son danger puis de faire établir un arrêté de péril. La démolition n'est alors plus une honte. Elle est conseillée ». Les Français sont pourtant « viscéralement attachés » à leurs églises, dit Alain Guinberteau, créateur de 40000clochers.com, qui a lancé un concours photos couronnant le meilleur chasseur de clochers. Dans la région historique des guerres de Vendée, où les chapelles ont fleuri au XIXe siècle, de plus en plus d'édiles ont franchi le pas et commencent à détruire leur clocher faute de moyens pour les entretenir. DE L'HERBE folle a poussé entre les tas de pierres, de vieux carrelages et d'ardoises brisées. Un angle de mur est encore vaguement debout et des tiges de fer rouillées pointent vers le ciel. En cet endroit désolé, il y a moins d'un an, se dressait encore une église dominant toute cette région, théâtre des guerres de Vendée. Bâtie en 1870 sur un point culminant du Maine-et-Loire, à 200 mètres d'altitude, l'église paroissiale du village de Saint-Georges-des-Gardes a été démolie en août dernier. « Déconstruite », précise le maire, Gabriel Lahaye, qui, sans être un adepte du philosophe Jacques Derrida, a choisi ce terme pour son image moins violente, « plus respectueuse ». La commune de 1 500 habitants possède une autre église et, ne pouvait pas supporter les charges d'une réhabilitation : bien au-delà du million d'euros. Les églises construites avant 1905 sont, en effet, à la charge des collectivités locales. « On m'avait dit : tu le regretteras ! Mais il n'y a rien à regretter », assure Gabriel Lahaye. Un habitant, Gérald Eloire, a bien tenté de s'opposer à la démolition avec une lettre ouverte au maire, la création d'une association, la mobilisation des médias. En vain. Cet athée convaincu, qui avait choisi de s'installer dans ce village justement pour le charme de son église, n'a entraîné qu'une poignée d'habitants derrière lui. Et récolté beaucoup d'hostilité. Le maire, qui va faire construire un petit oratoire de style contemporain sur le site de l'ancienne église, assure que « d'autres communes s'apprêtent à franchir ce pas ». La région est en effet pleine d'églises construites au XIXe siècle pour accueillir une population très pratiquante et en pleine croissance, en « réparation » aussi de la Révolution, quitte alors à détruire des églises trop petites ou trop abîmées qui avaient pourtant, elles, une réelle valeur architecturale. À 18 km de cette colline des Gardes, en effet, Bernard Briodeau, maire « plutôt centriste » de Valanjou, affirme avoir tourné les plans, les expertises, les aides régionales ou départementales et les comptes communaux dans tous les sens avant de se rendre à l'évidence : l'église Saint-Martin de son village est aussi vouée à la disparition. À terme, il espère ne conserver qu'une tour défensive du XVe siècle contre laquelle avait été édifié le bâtiment au XIXe. « Acte sacrilège » Pour l'instant, la démolition ne concerne que le clocher et la chambre des cloches. Comme à Saint-Georges-des-Gardes, le clergé, affectataire des lieux, n'a pas bronché. La messe est célébrée dans une autre église de cette petite commune blottie dans les chemins creux et qui ne compte pas moins d'une cinquantaine de chapelles, oratoires ou calvaires. « La pratique a nettement chuté ces dix dernières années, souligne le maire, et les catholiques pratiquants acceptent la décision. Ils savent leur foi plus forte que des vieilles pierres sans valeur. La priorité de l'Église, aujourd'hui, ce sont les pierres vivantes ! » En revanche, Bernard Briodeau a reçu des lettres de personnes parfois extérieures à la commune, anonymes ou non, lui promettant « le feu de l'enfer » s'il commettait « cet acte sacrilège ». « Je sais, admet-il, que dans cette région, on ne touche pas à une église, même si la messe est un lointain souvenir. C'est historique et viscéral. Mais que puis-je faire ? » Maire de Gesté, à 45 km de là, Michel Baron dit lui aussi avoir cherché d'autres solutions. D'autant que l'église, très vaste, dont le conseil municipal vient de voter la démolition, est la seule de la commune de 2 500 habitants. La messe y est encore célébrée. À la place, le maire promet de construire « une salle de 500 places, susceptible d'être divisée en deux, moderne, facile à chauffer, attirante pour les jeunes... » Le curé de la paroisse, Pierre Pouplart, reste sur la réserve. « Ce sont les affaires de la commune, esquisse-t-il, je comprends qu'elle s'interroge sur le coût de l'entretien. » Responsable de l'art sacré pour ce diocèse d'Angers, le père André Boudier observe : « Les églises de qualité doivent être sauvegardées. Pour les autres, il faudra accepter de les détruire et de construire à la place des édifices mieux adaptés aux besoins d'aujourd'hui... »
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| mercredi 15 juillet 2009, a 14:35 |
| A quand la semaine d'un seul jour ? - Philippe BOUVARD |
Que lire quand le Figaro Magazine vous passe dans les mains ?
Ça! et uniquement ça!
le bloc-notes de Philippe BOUVARD
* Philippe BOUVARD *
A quand la semaine d'un seul jour ?
Faisant désormais profession de donner mon avis à des gens qui ne me l'ont pas demandé et de prodiguer mes conseils à des autorités qui n'en tiennent nul compte, je n'en suis que plus à l'aise pour vous livrer une suggestion de réorganisation sociale longuement méditée entre deux siestes. Le moment semble en effet venu d'instituer la semaine d'un seul jour, clé de voûte de la cathédrale au sein de laquelle se célèbrent les cultes de la civilisation des loisirs. Dans des entreprises de plus en plus robotisées, on regrouperait les tâches qui remplissent aujourd'hui une semaine parce qu'on ne prend pas la peine de les compresser. La mobilisation effective, massive et momentanée des salariés permettrait de répondre sur-le-champ à toutes les sollicitations.
Les préposés ne demanderaient plus à un correspondant de rappeler le lendemain dès lors qu'ils seraient assurés de lever le camp le soir même. Les gains de productivité seraient énormes car chacun mettrait les bouchées triples pour profiter pleinement de ces «congés hebdomadaires» accordant aux salariés de consacrer sept fois plus de temps au repos qu'au labeur, allant bien au-delà des avancées obtenues par le Front populaire. D'appréciables économies d'échelle s'ensuivraient en matière d'éclairage, de chauffage, d'entretien et de transports publics. Je suppose qu'après avoir émis des objections de principe, les syndicats adhéreraient à la formule avant de débattre en commissions paritaires de la fixation de ce jour unique de travail. Sans doute finirait-on par se mettre d'accord sur le lundi, férié plusieurs fois par an et autorisant alors un salutaire recul de deux semaines d'affilée. Parallèlement, ceux qu'on continuerait à appeler des travailleurs seraient augmentés afin de compenser la disparition du mois sabbatique de mai définitivement rayé du calendrier et la suppression des heures supplémentaires. Ainsi justifierait-on le nouveau slogan gouvernemental «Travailler moins pour gagner plus».
*· La grippe porcine, rebaptisée mexicaine (sans doute parce qu'il y a plus de charcuteries que d'agences de voyages), a occulté la crise économique. Un mal chasse l'autre. Flaubert remarquait déjà qu'on souffre moins de ses engelures quand on éprouve une rage de dents.
*· Le jour où le Grand Paris s'étendra jusqu'au Havre, on aura réalisé le vœu de Ferdinand Lop (candidat utopiste des années 50) qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer afin que les étudiants puissent se baigner tous les matins.
*· La délation n'est plus ce qu'elle était. L'administration fiscale doit périodiquement ranimer le zèle des dénonciateurs auxquels, sur les premiers assignats, on promettait déjà une juste récompense. Plus désolant: depuis qu'on peut identifier un scripteur grâce à ses traces d'ADN, la lettre anonyme se fait rare.
* Sans doute le Medef aurait-il davantage l'oreille de Bernard Thibault si le secrétaire général de la CGT ne se faisait pas couper les cheveux par sa belle-sœur.
*· Avec l'ambition immédiate d'avoir plus de lecteurs que de députés, François Bayrou publie un essai transformable d'ici à trois ans, recourant au marquage à la culotte, intitulé Abus de pouvoir. Suivront sans doute Tous des nuls sauf moi et Ote-toi de là que je m'y mette!
*· La preuve que la montée du chômage faisait partie des catastrophes annoncées: en 2007, on a séparé le ministère du Travail et le secrétariat d'Etat à l'Emploi.
* .La désormais légale intrusion des «produits de placement» dans les œuvres diffusées par la télévision donnera-t-elle lieu à un contrôle de droit moral? Il serait dommageable pour la crédibilité du récit que Jeanne d'Arc se régale de crème anglaise, et que Napoléon se verse un verre de bière.
*· Parce que le démon de minuit exige non seulement qu'on joue les prolongations sexuelles mais aussi qu'on les rende publiques, Silvio Berlusconi, plébiscité par son Parlement, a perdu le pouvoir dans sa chambre.
*· L'agora du XXIe siècle: un bout de trottoir sur lequel se réfugient les fumeurs d'une entreprise désormais liés par une solidarité de parias.
*· Ces discours qui ne veulent rien dire, ces romanciers qui n'ont plus d'histoires à raconter, ces toiles essuie-pinceaux, ces musiques-tapage nocturne, ces philosophes plus proches du café du commerce que du Collège de France, cette cuisine à l'azote liquide prospéreront tant qu'il ne se trouvera pas un gamin naïf mais lucide pour damer, comme dans le conte d'Andersen, que le roi est tout nu !
*· Il convient d'admirer comme un signe d'ouverture d'esprit que la notion de virilité ait survécu au maquillage des comédiens et des journalistes de télévision ainsi qu'aux tâches féminines assurées par les serveurs de restaurant.
*· Le sommet de la vertu pour un cacique de la république des lettres : publier une critique enthousiaste du livre d'un confrère dont il sait qu'il n'écrira jamais une ligne sur ses propres ouvrages.
*· A partir d'un certain âge, on devrait pouvoir s'offrir des «jours sup'» d'existence comme on rachète des annuités de retraite. Les fonds ainsi collectés iraient aux laboratoires de recherche pharmaceutique. Quitte à être restitués aux héritiers en cas de trépas survenant durant la «période de survie» garantie par contrat.
extrait page 130. LE FIGARO MAGAZINE - 9 MAI 2009 |
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| samedi 20 juin 2009, a 09:54 |
| ESSENCE |
1°) Et changement de millésime commandé du tableau de bord.
2°)Avec l'argent que vous économisez sur votre essence pendant les vacances, vous pourrez payer une partie de l'augmentation de la taxe radio-télévision. |
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| mercredi 17 juin 2009, a 20:09 |
| LA RANCON DE LA FRAISE |
Espagne: la fraise de tous les dangers
En 1980, la région de Huelva (sud de l'Espagne) comptait 740 hectares dédiés à la culture des fraises. En 1987, elle lui en réservait 4 375. Aujourd'hui, les plantations couvrent plus de 6 000 hectares et produisent 95 % de la fraise espagnole. Un marché exponentiel. Une catastrophe écologique.
« Si on continue comme ça, un jour on paiera la note et elle sera salée! », proteste cet Andalou dont la famille produit des fraises depuis des générations. À voir les images du documentaire diffusé ce soir, on aurait presque envie de ne plus consommer de fraises espagnoles (la France en importe 83000 tonnes par an sur une production de 330000 tonnes).
Le constat est accablant. Utilisation intempestive de produits chimiques, 4500 tonnes de résidus d'emballages par an, exploitation des nappes phréatiques, emploi de main-d'œuvre sous-payée (jusqu'à 80000 personnes pour la cueillette), des prix de revient et de vente cassés (en supermarché, elle est bradée à 2 ou 3 euros le kilo), extension illégale des exploitations sur le parc de Doñana (plus de 100 hectares) et, enfin, bilan énergétique catastrophique avec plus de 400000 poids lourds par an faisant la navette entre l'Espagne et les autres pays d'Europe. Le plus inquiétant reste l'utilisation, au nom de la rentabilité, de substances dont les effets sont pour le moins contestés. De la chloropichrine comme insecticide, nocif pour le système pulmonaire et digestif; de l'acide nitrique ou azotique pour fertiliser les sols (75 % de la production d'acide nitrique, très toxique, est utilisée dans la fabrication d'engrais azotés); du bromure de méthyle pour désinfecter la terre, interdit depuis 1992 par le protocole de Montréal. «Les gens savent très bien ce qu'ils font», commente Patrick Édder, adjoint au chimiste cantonal de Genève. «En Suisse et en Europe, les normes sont établies par substance et par denrée alimentaire. Il n'existe pas de norme cumulative, excepté pour l'eau potable. On peut donc avoir six pesticides différents: si chacun est dans la norme, le produit sera considéré comme conforme. » Rien ne vaut peut-être quelques Gariguette...
Julia Baudin
« La rançon de la fraise » France 5
mai 2009
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| mercredi 17 juin 2009, a 19:40 |
| LE GREENWASHING POUR CIBLE |
Vendredi 5 juin 2009 EST REPUBLICAIN
Le greenwashing pour cible
Contre les campagnes qui détournent l'argument écologique, un comité prône l'instauration de règles déontologiques.
Pas forcément intelligible dans sa traduction française, le « greenwashing » est leur cible. « II faut bien avoir conscience que les publicitaires .sont tout sauf idiots », explique Bruno Genty/« Or, dans le contexte actuel, ils ont bien compris l'intérêt qui existe d'utiliser, parfois de manière totalement erronée, l'argument écologique pour vendre produits ou services ». Vice-président de France Nature Environnement et du comité paritaire de la publicité, Bruno Genty dénonce la vague mercantile bâtie sur la vogue environnementale, qui pousse fabricants, industriels, publicitaires à « détourner l'argument pour mener, au contraire, les consommateurs vers des comportements anti-environnementaux ». « Au lendemain du Grenelle, on a soudain eu l'impression que toutes les voitures étaient devenues vertes, et qu'elles représentaient un bénéfice pour l'environnement », ironise-t-il. « Pour un peu, avec une pub où on le voit dans la nature, on nous ferait croire qu'une automobile 4X4 est écologique... » L'autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a pris le relais du Bureau de vérification de la publicité (BVP), composée de professionnels,d 'associations de consommateurs et de protection de l'environnement. Sa mission vise à déterminer des principes déontologiques et à alerter sur toute publicité au message susceptible d'être détourné à des fins anti-environnementales.
« David contre Goliath »
« Chaque mois, nous constatons une série de publicités qui soit incitent à contourner la réglementation, soit se targuent de pseudo-vertus écologiques », poursuit Bruno Genty, qui met le doigt où ça fait mal : la question des moyens pour obtenir un respect des règles et lutter ainsi contre le « greenwashing ». « L'objectif, c'est d'établir un contrôle paritaire pour intégrer la société civile dans les règles de déontologie », souligne-t-il. La création d'un jury a, ainsi épingle plusieurs grandes entreprises, telles France Betteraves ou Areva. « Certes, notre absence de moyens fait que c'est un peu la situation de David contre Goliath et que beaucoup passent à travers les mailles du filet », reconnaît le vice-président du comité paritaire de la publicité. « Mais l'action est loin d'être inutile car même si les conclusions ne se traduisent que par des avis défavorables, elles peuvent s'accompagner de contraintes pour la diffusion des spots de télévision, par exemple. Il existe aussi de nombreux annonceurs qui ont pris le parti d'accorder aux conclusions du jury une véritable importance en choisissant de suivre l'avis de cette instance ».
Antoine PETRY
apetry@estrepublicain.fr
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| samedi 13 juin 2009, a 21:55 |
| SNIFFEZ C’EST DE L’ARGENT de Yann Mens |
Article paru en OCTOBRE 2002 – magazine Phosphore
SNIFFEZ C'EST DE L'ARGENT
De Yann Mens
Souvenez-vous. Ça c'est passé il y a un an. Des milliers de gens sont morts un matin en arrivant bosser dans les tours de Manhattan. L'épouvante…. La planète entière à vu les images, sans cesse repassées pendant des semaines. Souvenez-vous. C'était aussi l'an dernier à cette époque. Des centaines de personnes sont mortes en revenant de leur travail. Et personne n'en a parlé. Pourquoi ? Parce que ça se passait en Inde, dans l'Etat du Andra Pradesh. Là-bas, ils n'ont pas de tours où des fanatiques hystéros peuvent précipiter des avions. Non, simplement des pesticides pour répandre sur les champs de coton. C'est oins spectaculaire qu'un attentat.
Sans thunes, on n'est pas riche…
Les ONG (organisations non gouvernementales) indiennes qui ont mené l'enquête expliquent que les paysans utilisent des produits au nom exotique comme le Methyl Parthion, que l'Organisation mondiale de la santé qualifie d'extrêmement dangereux ». Il n'est pas exclu que certains de ces pesticides étaient trafiqués. De toute façon, les paysans aspergent leurs champs sans se protéger le visage ou le corps. Du coup, ils inhalent des saloperies dans l'espoir que le coton pousse et rapporte assez pour nourrir leur marmaille. Il y a quelques années, 300 paysans du coin, endettés jusqu'au cou, se sont suicidés après une mauvaise récolte. Aucun talent pour les affaires ces pauvres gens. S'ils étaient allés dans une business school, ils auraient appris comment rafler la mise. Ce n'est pourtant pas compliqué. Il suffit de piquer le portefeuille des petits vieux. Attention, pas de manière vulgaire, comme un paysan aux abois. Non, de façon scientifique. Muni de jolis diplômes et de dents acérées, vous grimpez au sommet d'une entreprise énorme.
…sauf si on n'a pas de principes.
Puis vous gérez comme ça vous chante, en n'oubliant pas de vous attribuer des salaires gigantesques, des primes hénaurmes et des actions à pas cher….Et le jour où ça commence à tourner mal, vous planquez votre feuille de salaire et vous vendez très vite vos parts. Ensuit, vous laissez les futurs petits vieux se débrouiller avec leur lettre de licenciement et leur retrait toute ratatinée.
Chez Enron, une grosse boîte américaine, les patrons, ils ont fait comme ça. L'année avant que la maison coule, les 144 plus hauts dirigeants ont empoché 744 millions de dollares. Ce qui nous fait 5 millions de dollars par tête de cadre sup'. Ils pourront toujours les investir dans l'industrie chimique. D'après mes sources, il y a des gogos en Inde qui raffolent des pesticides.
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| samedi 13 juin 2009, a 21:29 |
| Histoire de douche |
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| lundi 18 mai 2009, a 21:20 |
| les seniors au travail |
"Pardon Monsieur, C'est bien ici que l'on demande un ouvrier pour un travail de précision?"
"C'est entendu, on joue les camomilles à cent points!" |
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