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Summertime
dimanche 26 juillet 2009, a 19:36
Plantez des carottes
 

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Plantez des carottes dans une jardinière,

Prenez-en soin,

Dégustez-les au dîner….

 

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Elles facilitent la fabrication de l'hormone de la bonne humeur.

 

 

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dimanche 26 juillet 2009, a 17:36
Les amours au jardin
 

 

JARDIN

 

JEAN-PATRICK ORDONNEAU

 

Je t'aime, moi non plus !

Certains légumes se stimulent ou se protègent. D'autres se nuisent. Des attirances ou des répulsions que doit connaître le jardinier pour réussir son assolement.

 

Avec l'été tout proche, courgettes, concombres et haricots verts arrivent en force. Laitues, batavias et frisées  envahissent le rayon salades. Les radis, toujours présents, y voient débarquer les épinards frais et les premiers navets. Quant aux petits pois, même s'ils n'ont pas le goût de ceux que vous cultivez au potager, c'est maintenant qu'il faut s'en régaler. Ne manquez pas les premières pommes de terre et surtout les tomates dont la récolte de saison a commencé. Framboises, fraises et groseilles font oublier que la saison des cerises s'achève.

 

Les plantes, comme les humains, ont leurs favorites et leurs têtes à claques. Chacune émet des informations foliaires ou racinaires propres, un peu comme des empreintes digitales. Cette signature chimique permet aux végétaux de se reconnaître et aux insectes de faire le tri. Ainsi selon leurs affinités, ces diverses émanations favorisent le développement des plantes qui se côtoient ou au contraire le contrarient. Des fragrances attirent les insectes pollinisateurs mais aussi les ravageurs et leur cortège de dégâts.

L'entente cordiale

La réussite d'une plante passe par sa santé. Un végétal fort, bien dans sa terre, résistera mieux aux agressions extérieures qu'une plante chétive. Un résultat obtenu entre autres grâce à un bon assolement. Chaque année, la rotation des légumes les uns par rapport aux autres leur assure un environnement favorable. Pour que ces effets bénéfiques agissent entre les végétaux, il est important qu'ils soient très proches les uns des autres. Sur deux plantes espacées de plusieurs mètres leur influence est nulle. Le potager bio, avec son brassage des variétés, facilite les mariages heureux. Les tomates et les carottes illustrent bien cette synergie. L'odeur de la première fait fuir la mouche de la carotte et le parfum de la seconde éloigne les pucerons amateurs de tomate. Même complicité avec le poireau dont la teigne (lépidoptère) déteste l'odeur de la carotte. Et comme le poireau reconnaissant sait vivre, il éloigne à son tour la mouche de la carotte. De telles coalitions sont nombreuses. Le cerfeuil, excellent répulsif des pucerons et des limaces, aime la compagnie des salades. Quant au basilic, en attirant les abeilles, il facilite la fécondation des concombres, courgettes et du fenouil. Mais si les bonnes associations sont nombreuses, les mauvaises aussi. La tomate n'apprécie pas le voisinage de la betterave ou celui des pois. Quant au poireau, évitez lui la compagnie des haricots. Ses penchants le tournent plutôt vers les fraisiers auxquels il évitera les méfaits de la moisissure.

Les fleurs ne sont pas en reste.

Au potager, elles attirent de précieux auxiliaires comme les abeilles, les papillons et les coccinelles. L'œillet d'Inde et le souci chassent les nématodes (vers ronds) si on les place à proximité des plants de tomates. Les exemples ne manquent pas. La cohabitation des fleurs et des légumes, alliant l'utile à l'agréable, reste incontournable au jardin. Au balcon ou sur la terrasse, c'est pareil.

 

Pour en savoir plus, deux ouvrages :

Le poireau préfère les fraises, de Hans Wagner, éditions Terre Vivante

Les bonnes associations au potager, de Noémie Vialard, Rustica éditions

 

ORIGINE : TELE Z juillet 2009

 

                       **********************

lundi 13 juillet 2009, a 19:48
vins des dieux terroirs des hommes par Bernard PIVOT
 

Article paru dans LE JOURNAL DU DIMANCHE du 28 juin 2009

 

Vins des dieux terroirs des hommes

 

Bernard Pivot

de l'académie Concourt

 

 

 

  Ce n'est pas parce que nous vivons dans un Etat laïc que nous devons oublier ou nier ou occulter les relations historiques du vin et du christianisme. L'un et l'autre sont constitutifs de notre identité nationale. Un athée, buveur d'eau ou de Coca-Cola, n'en peut mais : il est aussi l'héritier de la boisson et de la religion, qui ont dominé la France depuis le haut Moyen Age et qui, en dépit de la baisse de la consommation du vin et de la fréquentation des églises, continuent d'être sociologiquement majoritaires.

Telle est l'une des réflexions que provoque la lecture du rigoureux et cependant capiteux livre de Jean-Robert Pitte : Le Désir du vin -A la conquête du monde. Ou comment le jus fermenté du raisin, depuis sa naissance en Géorgie peut-être - c'est dans ce pays qu'en ont été retrouvées les traces les plus anciennes, il y a environ huit millénaires -, a essaimé sur toute la planète. Et surtout pourquoi et comment vin et religion sont liés depuis l'origine. Jean-Robert Pitte a raison d'avancer que le mythe de la faute originelle et du paradis perdu se comprendrait mieux si Adam avait un peu trop forcé sur les fruits de la vigne plutôt que manger une pomme.

En Egypte comme en Mésopotamie le vin était la boisson des dieux, des hommes riches ou vaillants. Les hommes ordinaires, les femmes et les esclaves n'y avaient pas droit. De même en Grèce et à Rome. Le culte de Dionysos avec le cratère rempli de vin coupé d'eau, qui passait d'un convive à un autre, annonçait la messe et le rituel de la communion sous les deux espèces, le pain et le vin, celui-ci également coupé d'eau. Saint Paul redoutait les confusions. Aux chrétiens de Corinthe: « Vous ne pouvez boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons. »

Ce qui est fascinant dans le récit historique de Jean-Robert Pitte, ce sont, même si elles ne sont pas concomitantes, les conquêtes des pays de la Méditerranée par le vin et par le christianisme. Beaucoup plus tard, qui sauvera la viticulture en Occident? Les évêques et les moines. La découverte du Nouveau Monde et l'arrivée de missionnaires entraînent la plantation de vignes, car il faudra du vin pour dire la messe. Au début du XIXe siècle, un pasteur anglican puis un évêque catholique plantent les premiers pieds de vigne en Nouvelle-Zélande. Bu modérément, le vin est signe de santé, de culture, d'hospitalité, de religion. Mieux, « au fil des siècles, s'impose une vision catholique du vin. »

Ancien président de la Sorbonne, spécialiste de la géographie culturelle, en particulier viticole (Le Vin et le Divin, Fayard ; Bordeaux Bourgogne, les passions rivales, Pluriel), Jean-Robert Pitte explique pour quelles raisons la route de la soie est restée longtemps fermée au vin et comment, grâce à quels personnages et dans quelles circonstances - sujet neuf sur lequel il est d'une précision de caviste - le Japon et la Chine se sont tardivement ouverts au risque stimulant de la production et au plaisir de la consommation. Comme en Occident, le goût du bon vin s'est d'abord développé chez les gens riches et cultivés, puis a gagné les classes moyennes, qui ont découvert ses jouissances exotiques et savantes. Du vin religieux on est passé au vin profane, du vin missionnaire au vin spéculatif. Les Français ont beaucoup investi dans des vignobles sur les cinq continents et nous avons appris cette semaine qu'un holding chinois a acheté un vignoble bordelais de Fronsac, le château-richelieu...

Après s'être fait le guide du vin dans le temps et dans l'espace, Jean-Robert Pitte pose son verre. Le remplit d'une jolie appellation française, le goûte, apprécie, et, dans le dernier chapitre de son livre, fait un éloge combatif du terroir. Il n'est pas vrai que celui-ci n'est l'expression que des grands vins coûteux. Hormis les producteurs industriels de déshonorants picrates, tous les vignerons, même les plus modestes, doivent miser sur la qualité, la spécificité de leur vin, et fonder leur avenir, leur survie pour certains, sur les vertus de leur terroir. Ce n'est pas en imitant les pays qui inondent les marchés de vins de cépages sans feu ni lieu que la viticulture française se sauvera. Le terroir est une signature, une identité, un engagement, une profession de foi. Le terroir est ce qui donne « une profondeur culturelle à l'acte de boire du vin ». Cela était déjà vrai dans l'Antiquité.

 

Le Désir du vin, à la conquête du monde, de Jean-Robert Pitte, Fayard, 333p., 25 €.

Lire aussi A la table des dieux (Fayard, 12 €), recueil de ses chroniques sur l'histoire de l'alimentation parues dans Le Monde des religions.

 

 

 

Pourquoi la religion et le jus fermenté du raisin sont liés depuis l'origine, un récit de Jean-Robert Pitte

 

 

 

 

 

 

mercredi 03 juin 2009, a 21:38
poule coq et oeuf
 

lundi 18 mai 2009, a 21:58
Commerce
 

dimanche 17 mai 2009, a 13:33
un petit bourgogne tout ordinaire, sans race
 

 

"C'est un petit bourgogne tout ordinaire, sans aucune race,

mais je pense que ses prétentions vous amuseront."

Présentation
et oui, Diamanta, c'est moi........

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commentaire(s)
Loreena McKennitt - Caravanserai Awanekkinnan (22/11/2009 15:14)

MERCI DIAMANTA pour ...

Mamaaaaaan !!!!!! pere cantoche (22/11/2009 13:42)

C'est bien , tu...

Mamaaaaaan !!!!!! diamanta (22/11/2009 10:09)

W'oui! mais c&#...

Loreena McKennitt - Caravanserai Abbounette (22/11/2009 09:47)

C'est justement...

Loreena McKennitt - Caravanserai diamanta (22/11/2009 09:41)

Oui Waouh! n'es...

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