L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux.
Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs.
Puis tu te sentiras la joue égratignée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou...
Et tu me diras: "Cherche!" en inclinant la tête, Et nous prendrons du temps à trouver cette bête Qui voyage beaucoup...
Lorsque que l'on trouve ce genre de petits bonheurs, sur la toile internautique, nous pouvons une nouvelle fois remercier les créateurs d'internet, même si, comme d'habitude, une poignée d'individu mal embouché s'en sert pour le pire...
Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants, Polis par les ans, Décoreraient notre chambre ; Les plus rares fleurs Mêlant leurs odeurs Aux vagues senteurs de l'ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds, La splendeur orientale, Tout y parlerait À l'âme en secret Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux Dormir ces vaisseaux Dont l'humeur est vagabonde ; C'est pour assouvir Ton moindre désir Qu'ils viennent du bout du monde. - Les soleils couchants Revêtent les champs, Les canaux, la ville entière, D'hyacinthe et d'or ; Le monde s'endort Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre. Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant. Que cette heure arrêtée au cadran de la montre. Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines. Et j'ai vu désormais le monde à ta façon. J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines. Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson. J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne. Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne. Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux. Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.
Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes. N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue Une corde brisée aux doigts du guitariste Et pourtant je vous dis que le bonheur existe. Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues. Terre, terre, voici ses rades inconnues.
Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne.
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rhythmes naïfs.
Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents: je croyais à tous les enchantements.
J'inventai la couleur des voyelles! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. -Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rhythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
Que PAROLES.NET revienne vite, car, vraiment les retranscriptions....sont à vérifier et ré-orthographier....
Pars, un jour ou l'autre Un homme a bien le droit de douter Toi, comme les autres Oui, un homme peut bien se tromper
Aujourd'hui mon ami Je le vois dans tes yeux Que ton amour n'est plus Et te voilà perdu
Pars, un jour où l'autre Un homme a toujours des ennuis Toi, comme les autres Et j'ai mal pour toi, mon ami
Je comprends ton chagrin Aujourd'hui plus encore Tu es seul à porter Tout le poids du passé
Pars, un jour ou l'autre Un homme a le droit de douter Toi, comme les autres Mais un homme ne doit pas pleurer Non, un homme ne doit pas pleurer Non, un homme ne doit pas pleurer
J'abandonne sur une chaise le journal du matin Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent
Cette fois je ne lui annoncerai pas La dernière hécatombe Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin N'est ni rose ni honnête pour la peine " Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ? L'homme est un animal " me dit-elle
Elle prend son café en riant Elle me regarde à peine Plus rien ne la surprend sur la nature humaine C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Je regarde sur la chaise le journal du matin Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent " Crois-tu qu'il va neiger ? " me demande-t-elle soudain " Me feras-tu un bébé pour Noël ? "
Et elle prend son café en riant Elle me regarde à peine Plus rien ne la surprend sur la nature humaine C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Cendrillon pour ses vingt ans Est la plus jolie des enfants Son bel amant, le prince charmant La prend sur son cheval blanc Elle oublie le temps Dans son palais d'argent Pour ne pas voir qu'un nouveau jour se lève Elle ferme les yeux et dans ses rêves Elle part, jolie petite histoire (2x)
Cendrillon pour ses trente ans Est la plus triste des mamans Son bel amant a foutu l'camp Avec la belle au bois dormant Elle a vu cent chevaux blanc Loin d'elle emmener ses enfants Elle commence à boire A traîner dans les bars Emmitouflée dans son cafard Maintenant elle fait le trottoir Elle part, jolie petite histoire (2x)
Dix ans de cette vie ont suffit A la changer en junkie Et dans un sommeil infini Cendrillon voit finir sa vie Les lumières dansent Dans son ambulance Mais elle tue sa dernière chance Tout ça n'a plus d'importance Elle part Fin de l'histoire
Notre père qui êtes si vieux As-tu vraiment fais de ton mieux Car sur la terre et dans les cieux Tes anges n'aiment pas devenir vieux