Alors bien sûr, l'hiver une fois venu, on a du mal à rentrer, à se dire que c'est fini, à se l'avouer. On resterait quand même, dans le froid, dans l'âge, on espère encore. Ça se comprend. On est ignoble. Il faut en vouloir à personne. Jouir et bonheur avant tout. C'est bien mon avis. Et puis quand on commence à se cacher des autres, c'est signe qu'on a peur de s'amuser avec eux. C'est une maladie en soi. Il faudrait savoir pourquoi on s'entête à ne pas guérir de la solitude.
"La terre est morte, qu'il m'avait expliqué... On est rien que des vers dessus nous autres, des vers sur son dégueulasse de gros cadavre, à lui bouffer tout le temps les tripes et rien que ses poisons... Rien à faire avec nous autres. On est tout pourris de naissance... Et puis voilà!" .... Après des années quand on y resonge il arrive qu'on voudrait bien les rattraper les mots qu'ils ont dit certaines gens et les gens eux-mêmes pour leur demander ce qu'ils ont voulu nous dire... Mais ils sont bien partis!... On avait pas assez d'instruction pour les comprendre... On voudrait savoir comme ça s'ils n'ont pas depuis changé d'avis des fois... Mais c'est bien trop tard... C'est fini!... Personne ne sait plus rien d'eux. Il faut alors continuer sa route tout seul, dans la nuit. On a perdu ses vrais compagnons. On leur a pas seulement posé la bonne question, la vraie, quand il était temps. A côté d'eux on ne savait pas. Homme perdu. On est toujours en retard d'abord. Tout ça c'est des regrets qui ne font pas bouillir la marmite.
Dans un hôpital se trouve un patient gravement malade. Sa famille se réunit dans la salle d'attente et, enfin, un médecin arrive, fatigué et triste:
"Je suis désolé d'être porteur de mauvaises nouvelles", dit-il en voyant l'expression d'inquiétude sur les visages : "Le seul espoir pour votre proche est une greffe de cerveau.C'est une chose expérimentale et risquée, et économiquement tout est à votre charge." Les membres de la famille restent assis, en écoutant ces biens tristes nouvelles. Puis, l'un d'eux demande: "Combien coûte un cerveau ?" "Ça dépend", répond le médecin. "5000 € un cerveau d'homme ; 200 € celui d'une femme". Un long moment de silence envahit la salle, et les hommes présents essaient de ne pas rire et évitent le regard des femmes, mêmes si certains d'entre eux ébauchent un sourire... Finalement, un homme poussé par la curiosité demande: "Docteur, pourquoi cette différence de prix ?" Le médecin, souriant devant une question pour lui si innocente répond:
"Les cerveaux féminins coûtent moins chers car ce sont les seuls à avoir servi, les autres sont comme neufs."
Vivre tout sec, quel cabanon ! La vie c'est une classe dont l'ennui est le pion, il est là tout le temps à vous épier d'ailleurs, il faut avoir l'air d'être occupé, coûte que coûte, à quelque chose de passionnant, autrement il arrive et vous bouffe le cerveau. Un jour, qui n'est rien qu'une simple journée de 24 heures c'est pas tolérable. Ça ne doit être qu'un long plaisir presque insupportable une journée, un long coït une journée, de gré ou de force.
Il vous en vient ainsi des idées dégoûtantes pendant qu'on est ahuri par la nécessité, quand dans chacune de vos secondes s'écrase un désir de mille autres choses et d'ailleurs.
Accablée parce que, depuis qu'elle est rentrée de la clinique, son bébé n'arrête pas de pleurer, une jeune maman appelle sa propre mère, sur le coup de deux heures du matin.
-Je voulais te demander, lui dit-elle, à quel âge environ, ces affreux moutards laissent leurs parents dormir la nuit ?
-Si j'en juge par ton cas, répond la mère en baillant, certainement pas avant vingt-six ans !
Messieurs ! Soyez donc du miel et pas du vinaigre !
Lettre ouverte aux hommes qui se considèrent encore comme supérieurs à nous les femmes : pourquoi n'essayeriez-vous pas d'évoluer ? Ainsi, peut-être finiriez-vous par être nos égaux !
Messieurs ! Soyez donc du miel et pas du vinaigre
« Chérie, tu peux m'apporter une bière ? Arrête d'épousseter la télé, pendant le match de foot, tu le feras après ! Qu'est-ce qu'on mange, ce soir ?... » Un parfum d'habitude ? Une rengaine rabâchée tous les jours ? Eh oui, Messieurs, les femmes n'ont toujours pas compris comment vous satisfaire. Il faut sans cesse répéter, sans cesse les dresser. Quelle fatigue ! Le pire, c'est qu'à notre époque, elles sont loin d'être aussi dociles et perméables à l'autorité masculine qu'antan. Seuls quelques rares maris d'Orient arrivent encore à avoir des « femmes parfaites ». Comment font-ils ? Sont-ils meilleurs que vous ? En fait, non ! Cela est dû à des mœurs différentes. En effet, si vos femmes n'avaient pas obtenu le soutien de petits cons comme Molière ou Condorcet, vous ne vivriez pas cette situation appelée « égalité des sexes ». Quels égoïstes, ceux-là ! C'est facile de se plaindre d'aise. Maintenant, vous, vous ramez à cause de leurs pseudo-techniques de drague : « Flattez leur ego et vous décrocherez le gros lot ». Voilà quel était leur vrai but. Oui, Messieurs, vous avez des raisons de regretter ce temps jadis, ce temps merveilleux où les femmes vous étaient soumises. Vous avez raison de vouloir réinstaurer cette ère glorieuse. D'ailleurs, l'illustre philosophe Caliméro résume très bien votre situation : « C'est vraiment trop injuste ! »
Vous verrez, il y en a pour tous les goûts, du bon et du mauvais, comme chez chacun de nous, du drôle et du moins selon les cas, et selon de quel côté l'on regarde, ce que l'on envie de lire et de comprendre,
Quelques commentaires assez pertinents et quelques blagues assez marrantes…
Tiens, allez, j'en repique une ici….
(ne m'en voulez pas Messieurs, elle peut être adaptée à nous aussi, la preuve, c'est que je suis là, sur mon ordi…. Pffff)
Hier soir ma femme et moi étions assis a table, nous discutions de choses et d'autres, puis nous sommes venus a parler d'euthanasie. Sur ce délicat choix entre la vie et la mort, je lui ai dit : " Ne me laisse jamais vivre dans cet état végétatif, dépendant d'une machine et alimenté par le liquide d'une bouteille. Si tu me vois dans cet état, débranche les appareils qui me retient a la vie " Elle s'est levée, a débranché la télé, a éteint l'ordinateur et a jeté ma bière. CONNASSE ! »
La blogueuse, ici présente, blagueuse quelquefois, retire toute responsabilité en cas de conflits matrimoniaux…
Tout cela me rappelle le livre de Laurence COCHET : « Y a-t-il de la place pour deux dans un couple ? »
Et l'on vérifie tous les jours que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus….
Enfin…
Ceci dit, c'est bien à Maman que les enfants demanderont de racheter des feuilles doubles, perforées, à gros carreaux, te-trompe-pas-comme-la-dernière-fois
Un type (un peu distrait, style Pierre Richard) se présente a son travail avec les deux oreilles couvertes de bandages. -Le patron lui demande: "Qu'est-ce qu'il vous est arrive mon petit Pierre?"
- Pierre répond: "Hier, ma femme était sortie et il fallait que je repasse ma chemise. Quand elle m'a téléphoné, je n'ai pas fait attention et j'ai accidentellement porté le fer-à-repasser à mon oreille". . - Le patron: "C'est un accident stupide ! Mais pourquoi votre deuxième oreille est-elle bandée, elle aussi ?"
- Et Pierre : "Ben, il a bien fallu que j'appelle un docteur."
insidieusement, il vous laisse prendre toutes les décisions, se reposant sur vous
à un moment cela lui permet de critiquer, de ne pas être responsable des fiascos éventuels
il reste passif et suiveur, comme un bon toutou; enfin c'est ce qu'il fait croire pour ensuite vous faire comprendre qu'il a toujours suivi et que vous faisiez votre chef...
à un moment il finit par tout critiquer, se moquer de vos indécisions, de vos réactions, de vos crises de fatigue; ainsi vous passez pour une névrosée, et lui, de son côté, garde son rôle de victime
La moindre de vos actions est analysée pour un jour vous être retournée en pleine figure....alors qu'auparavant il a bien pris garde de vous laisser tout gérer se complaisant dans son inaction...
Il ne fera rien
mais si un jour l'occasion se présente à lui de terminer un travail sur lequel vous ramiez depuis un moment, il se redressera comme un coq et chantera à la cantonnade que ce n'était pas grand chose à faire, que c'était facile....
Il est utile dans ces cas là d'avoir prévu le coup, et d'avoir parlé du problème avec les autres personnes qui assisteront au "chant du coq" et ainsi ne seront pas dupes....
Dommage, car avant de prendre conscience de ce fait, il aura fallu des années... Certaines ne se réveillent jamais qu'au jour fatidique.
Qu'est-ce qui fait qu'un jour, la conscience se réveille? Souvent un profond mal être à un moment de la vie, un mal être professionnel, un mal être familial, un arrêt maladie de plusieurs semaines qui laissent le temps à la réflexion et à l'analyse, un évènement autre, une discusion avec une personne neutre, un film, un reportage,...
Prendre du recul est alors important. Prendre des décisions et s'y tenir. Ne pas lâcher. Ne plus se laisser faire en un mot !
Commencer à écrire.... relater les situations qui nous ont fait souffrir, mettre par écrit nos ressentis devant la situation. Analyser par l'écrit la scène, les paroles de chacun, ses gestes, ses réactions, permettra de constater que cette façon de faire se reproduit indidieusement, de petit fait en petit fait, de mots lancés quand il y a du public alors que dans l'intimité rien n'est dit... Oui, constater que le manipulateur est aussi et surtout un comédien qui aime avoir du public ! Il est doux et gentil et sait comment vous faire paraître agacée et nerveuse.
Si vous ètes une personne énergique et dynamique, cela n'en sera que plus facile....
Au bout du compte, vous vous apercevrez qu'il aura toujours son air de chien battu, de Caliméro-c'est-trop-injuste-personne-ne-m'aime,
il aura toujours su, par son laxisme et sa passivité, vous mettre hors de vous, c'est tellement drôle pour lui et pour le regard que les autres auront sur vous....
vous aurez paré à tout, veiller à tout, et au final, à présent épuisée, le coup de grâce va vous être donné!
oooooooh, comme je suis trop heureuuuuuuuuuuuuuuuuuuse,
je vais pouvoir mettre ma petite robe rouge pendant de looooooooooonnnngues années
et ouais, ma fille, tu n'es pas prête de l'avoir, ma petite robe rouge..... ni mon héritage..... et encore moins mon job.... parce que
grâce à ces gens nous allons vivre encore plus longtemps ! sympa non ???? !!!!!
euh... bin.... ch'ai pas !
Le 100e Nobel de médecine à un trio américain en quête de jeunesse éternelle
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AFP
Le 100e prix Nobel de Médecine a récompensé lundi l'Américano-australienne Elizabeth Blackburn et les deux Américains Carol Greider et Jack Szostak pour leurs travaux sur une enzyme qui protège les cellules du vieillissement, au point d'être associée à l'immortalité.
Le 100e prix Nobel de Médecine a récompensé lundi l'Américano-australienne Elizabeth Blackburn et les Américains Carol Greider et Jack Szostak pour leurs travaux sur une enzyme qui protège les cellules du vieillissement, au point d'être associée à l'immortalité.
Les trois biologistes, qui enseignent aux Etats-Unis, ont reçu le prix pour leurs travaux montrant comment les télomères et l'enzyme télomérase "protègent les chromosomes du vieillissement", a indiqué le comité Nobel, des découvertes faites dans la première moitié des années 1980.
Les télomères, des structures d'ADN situées à l'extrémité des chromosomes, contrôlent le début du vieillissement des cellules et le maintien de la stabilité du patrimoine génétique, le génome.
Dans une interview à la radio publique suédoise, Carol Greider, qui faisait la lessive très tôt lorsqu'elle a appris la nouvelle outre-Atlantique, a dit qu'elle était "aux anges".
"Je pense que la reconnaissance des recherches scientifiques fondamentales, poussées par la curiosité, c'est très très bien", a-t-elle ajouté.
Jack Szostak s'attend lui "à une grande fête bientôt".
Quant à Elizabeth Blackburn, elle a expliqué à la radio: "Nous avons fait la chasse à cette enzyme (...) J'ai été très heureuse (quand on l'a découverte) et j'ai trouvé que c'était très intéressant, que c'était un résultat très important, et on ne ressent pas ça souvent".
C'est la première fois que deux femmes partagent la prestigieuse récompense, Mmes Blackburn et Greider devenant les 9e et 10e lauréates féminines du prix de Médecine depuis 1901, contre 185 titres masculins.
Le secrétaire permanent du comité Nobel, Göran Hansson, a souligné à l'agence de presse suédoise TT qu'elles "n'ont pas été récompensées parce qu'elles sont des femmes", mais pour "une découverte fondamentale importante".
Née en 1948 en Tasmanie (Australie), Elizabeth Blackburn, qui enseigne à l'université de Californie, et Jack Szostak, 56 ans, ont montré dans une étude publiée en 1982 comment l'ADN -le code génétique de la vie- des télomères protégeait les chromosomes, un résultat "saisissant" pour le comité Nobel.
Le jour de Noël 1984, la même Blackburn et son élève de 23 ans à l'époque, Carol Greider, ont découvert et donné son nom à la télomérase, parfois surnommée depuis "enzyme d'immortalité", qui rallonge les télomères.
Objet de recherche dans la lutte contre le vieillissement, la télomérase est aussi largement présente dans les cellules cancéreuses qui ont ainsi une capacité de multiplication illimitée, ce qui signifie que l'enzyme a aussi des aspects négatifs.
L'enzyme joue un rôle important dans le développement cancéreux: à la naissance, elle est quasiment absente des cellules normales. En revanche, elle est présente dans la grande majorité des cancers, y compris les plus fréquents (prostate, sein, poumons, côlon...)
Le comité Nobel a salué les trois scientifiques pour avoir révélé "une nouvelle dimension à notre compréhension de la cellule, éclairé les mécanismes de la maladie et stimulé le développement de possibles nouvelles thérapies".
Pour ces découvertes, le trio avait déjà reçu en 2006 le prix Lasker, un prestigieux prix scientifique américain qui fait souvent figure de "pré-Nobel".
Née en 1961, Carol Greider enseigne à l'université américaine Johns Hopkins. Jack Szostak, né à Londres et qui a grandi au Canada, est professeur à Harvard et à l'Hôpital général du Massachusetts à Boston (nord-est).
Le prix de Médecine sera suivi par ceux de Physique mardi, de Chimie mercredi, de Littérature jeudi, de la Paix vendredi puis d'Economie lundi prochain.
Le prix Nobel est accompagné d'une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros), à partager entre les trois lauréats.
La remise des prix a lieu chaque année le 10 décembre.
Les prochains Entretiens de Millançay auront lieu du vendredi 2 octobre au dimanche 4 octobre 2009 et porteront sur le thème 'Retour à la Terre'.
Après avoir fait disparaitre les paysans nourriciers au profit de l'agriculture industrielle et financière, de plus en plus de citoyens et d'élus se préoccupent de remettre en place des maraîchers dont l'objectif est de nourrir sainement la population: bio et local.
l'homme est "soi-disant" plus évolué, plus instruit...
ils veulent vendre des voitures,
ils vous livrent "l'objet " en prime
nous sommes en 2009, l'homme est "soi-disant" "humain" ? enfin....
cherchez l'erreur....
mais oui, voilà pourquoi les ventes de voitures sont en baisse, les "clients" ne voient que "l'objet", la belle plante posée là à côté du produit à vendre...
Les belles plantes qui mettent en valeur le décor parce que.... il n'y a rien à voir....sans doute... le produit ne vaut sans doute pas grand chose, et il faut l'agrémenter de quelque accessoire....
Après le succès de la manifestation antinucléaire de Berlin le 5 septembre (50 000 manifestants), ne ratez pas le rassemblement européen à Colmar en Alsace le week-end des 3 et 4 octobre 2009 "Fermons la centrale de Fessenheim (la plus vieille de France) et sortons du nucléaire !"
Un programme exaltant : manifestation, spectacles, conférences, expositions, projections, concerts... à consulter sur le site : http://www.fermons-fessenheim.org
=> Il reste à disposition 190 000 tracts et 125 000 affiches (voir modèle ci-dessous). => L'envoi de ces documents en quantité est gratuit sur simple demande.
A 3 semaines du rassemblement, nous avons besoin de vous pour faire circuler l'information ! A chacun d'agir là où il se trouve en commandant autant de tracts et d'affiches que possible.
=> Suite aux pressions de la préfecture et de la mairie et afin d'éviter toutes tensions, le rassemblement à Colmar du samedi 3 octobre à 14 h aura lieu "PLACE DE LA GARE" au lieu de la "PLACE RAPP" comme initialement prévu.
• Venez manifester avec un bâillon pour montrer aux médias que notre parole est censurée.
• Habillez-vous en jaune pour porter le message d'espoir des alternatives au nucléaire.
• Imprimez et portez le panneau en fichier attaché "Nucléaire = démocratie bafouée" lors de la manifestation.
=> Le Réseau "Sortir du nucléaire" a attaqué en référé l'arrêté du maire de Colmar qui vise à interdire le centre ville de tous les déplacements - y compris à pieds et à vélos (!) - le samedi 3 septembre.
=> Pour les informations importantes de dernières minutes sur le rassemblement, un numéro d'appel 24 h/24 et 7 J/7 est à votre service :
HOT LINE : 0825 747 647
(coût de la communication : 0,15 €/mn - messagerie en français, anglais et allemand).
inspiré du roman de Bertina Henrichs, «La Joueuse d'échecs»
un film tout en délicatesse qui pourtant pose les bonnes questions sur la vie de femme prise entre son métier, sa famille et sa réputation... quelle liberté?... même celle d'une passion, d'une amitié profonde...
Oui, un film qui parle d'amour... tout au long...
Et malgré tout.... la violence de l'homme apparait, son mépris aussi pour les femmes, ainsi avec cette scène conjugale où le mari veut montrer son pouvoir (après qu'on l'ait senti assez indifférent voir dépassé...)
ainsi également avec l'inscription au concours (1 femme ! de ménage...)
même le Docteur Kruger met un temps à accepter Hélène - elle doit "faire ses preuves"!
"La dame est la pièce la plus puissante...."
"J'ai bien le droit d'avoir un truc à moi pour une fois, non ?"
Sandrine BONNAIRE, l'actrice française que l'on ne peut oublier depuis SANS TOIT NI LOI; un vrai visage de femme!
Une bande musicale hallucinante
"quand on prends des risques on peut perdre, quand on en prends pas on perds toujours...."
Quarante ans après un fameux printemps louant l'égalité sexuelle et la libération de la femme, un vent mauvais et contre-révolutionnaire souffle sur notre pays. Les « moralitaires », ces faux branchés mais vrais réacs tentent en effet d'imposer leur vision archaîque de la place de la femme dans la société. Cible privilégiée de leurs attaques misogynes : la « fille facile », celle qui couche le premier soir, celle qui est la maîtresse du patron, celle qui porte un string jugé trop apparent... Véritable sorcière des temps modernes, la « fille facile » - « traînée », « pétasse » ou « te-pu » - est même devenue, pour certains, le symbole d'une femme « trop libre », cette femme du XXIe siècle qui les effraie tellement. A travers cet ouvrage mêlant enquête minutieuse et réflexions percutantes, Natacha Henry dresse un réquisitoire implacable contre un certain sexisme ambiant si politiquement correct. Et la journaliste d'affirmer (et de démontrer !) : Non ! Les filles faciles n'existent pas !
Natacha Henry
Ancienne présidente de l'Association des femmes journalistes (AFJ), Natacha Henry a publié plusieurs ouvrages sur les rapports hommes-femmes et sur le féminisme.
où l'on peut voir aussi la photo d'une personne irradiée....
"de gros oiseaux tournoient en désordre. Je réalise vite que ce sont des morceaux de bois et de tôle qui retombent. Parmi les maisons détruites, des flammes rouge vif jaillissent ici et là. L'incendie se répand, file d'une poutre à l'autre, avec une allure élastique et implacable de reptile à cent têtes […] une véritable procession de fantômes avance sans but ni raison. Tous sont nus, la peau en lambeaux lacérée par le verre. De chaque blessure suinte un sang grisâtre, desséché, cuit ! Quelques uns avancent tels des animaux en tenant leur ventre d'où sortent leurs intestins, d'autres ont un œil à demi arraché. Le globe blanchâtre pend sur la joue. Un à un, ils s'écroulent. J'en découvre d'autres accrochés aux arbres, transpercés par des branches cassées, pareils à des grenouilles ou des petits poissons capturés par des pies grièches. Au milieu de ces êtres et des flammes, je ne cesse de crier en cherchant mes parents (p.54, p.58)".
Extrait d'une interview de Keiji Nakazawa (auteur également de: Gen d'Hiroshima -Gen aux pieds nus - BD)
La Carmen de Bizet est une femme que l'on peut trouver libre, celle de Mérimée ne l'est pas. Elle est libérée mais elle n'est pas libre, elle le sait ; de là cette tristesse lucide qui parfois la saisit . Dans cette construction imaginaire, on devine que la féminité, affaire d'homme, est arrachée à certains auteurs tels Mérimée, Flaubert ou Michelet.
" Le problème de la féminité vous préoccupe aussi puisque vous êtes homme. Pour les femmes qui se trouvent parmi vous, la question ne se pose pas puisqu'elle sont elles mêmes l'énigme dont nous parlons " ! S. Freud. La féminité[16]
Si la féminité est une affaire d'homme, cela vaut surtout pour les écrivains. Ce dont ils se départissent dans les personnages, de Marguerite à Carmen, renvoie les hommes à… leur ouvrage, comme on disait autrefois de la couture ou de la tapisserie, c'est à dire au risque d'une ambiguïté sexuelle exposée dans l'œuvre. Dans le chapitre deux, juste avant de mettre symboliquement José à mort, en lui jetant entre les deux yeux sa fleur de cassie, Carmen lui dit : " allons, mon cœur, fais moi cette aune de dentelle noire pour une mantille, épinglier de mon âme ! "
Pouvons nous étouffer le vieux, le long remords (---) Dis le moi belle sorcière, oh ?
Des salariés en grève menacent de verser des produits toxiques dans la Seine
Une soixantaine de salariés de l'entreprise de transports Serta au bord de la liquidation judiciaire menacent de déverser 8.000 litres de produits toxiques dans un affluent de la Seine près de Rouen pour obtenir une indemnité de départ de 15.000 euros, selon une source syndicale.
"C'est la seule arme dont on dispose, ces 8.000 litres d'additifs de carburants. Il n'y a pas d'ultimatum, et nous n'en sommes pas encore à mettre la menace à exécution mais nous demandons une aide supra-légale de 15.000 euros par salarié", a expliqué Jean-Pierre Villemin, délégué CFDT au dépôt de La Vaupalière près de Rouen, en grève depuis la fin de la semaine dernière.
Les salariés menacent de déverser les produits toxiques dans le Cailly, "petit ruisseau qui passe en bas du dépôt de La Vaupalière et se jette dans la Seine", a expliqué M. Villemin. "Nous formulons cette menace car nous sommes face à des gens sourds et aveugles", a-t-il poursuivi.
L'entreprise emploie 150 salariés dans toute la France, notamment à La Vaupalière et à Cavaillon (Vaucluse). Elle comptait 250 personnes avant un premier plan social en janvier, conséquence de son placement en redressement judiciaire en novembre 2008, a indiqué la CFDT.
Une audience devait se tenir jeudi après-midi au tribunal de commerce d'Evreux pour décider du sort de l'entreprise, entre une liquidation ou une reprise. Deux offres ont été déposées, mais "les salariés ne veulent pas des repreneurs", a ajouté M. Villemin.
Interrogée par l'AFP, la préfecture de Seine-Maritime a indiqué jeudi matin qu'elle "étudiait le dossier".
"Si les rois "fainéants" avaient connu la bicyclette; ils auraient retrouvé leur courage.
La bicyclette est un moyen de transport confortable qui ne demande aucun effort. Avec une bicyclette on va plus loin et quatre fois plus vite qu'à pied."
Buvard édité par la Chambre Nationale du Cycle.
"S'il avait connu la bicyclette, le chat de la fable,aurait mis moins de temps pour annoncer le passage de son Maitre, le Marquis de Carabas.
La bicyclette permet d'aller plus et quatre fois plus vite qu'à pied, sans se fatiguer."
Certains légumes se stimulent ou se protègent. D'autres se nuisent. Des attirances ou des répulsions que doit connaître le jardinier pour réussir son assolement.
Avec l'été tout proche, courgettes, concombres et haricots verts arrivent en force. Laitues, batavias et friséesenvahissent le rayon salades. Les radis, toujours présents, y voient débarquer les épinards frais et les premiers navets. Quant aux petits pois, même s'ils n'ont pas le goût de ceux que vous cultivez au potager, c'est maintenant qu'il faut s'en régaler. Ne manquez pas les premières pommes de terre et surtout les tomates dont la récolte de saison a commencé. Framboises, fraises et groseilles font oublier que la saison des cerises s'achève.
Les plantes, comme les humains, ont leurs favorites et leurs têtes à claques. Chacune émet des informations foliaires ou racinaires propres, un peu comme des empreintes digitales. Cette signature chimique permet aux végétaux de se reconnaître et aux insectes de faire le tri. Ainsi selon leurs affinités, ces diverses émanations favorisent le développement des plantes qui se côtoient ou au contraire le contrarient. Des fragrances attirent les insectes pollinisateurs mais aussi les ravageurs et leur cortège de dégâts.
L'entente cordiale
La réussite d'une plante passe par sa santé. Un végétal fort, bien dans sa terre, résistera mieux aux agressions extérieures qu'une plante chétive. Un résultat obtenu entre autres grâce à un bon assolement. Chaque année, la rotation des légumes les uns par rapport aux autres leur assure un environnement favorable. Pour que ces effets bénéfiques agissent entre les végétaux, il est important qu'ils soient très proches les uns des autres. Sur deux plantes espacées de plusieurs mètres leur influence est nulle. Le potager bio, avec son brassage des variétés, facilite les mariages heureux. Les tomates et les carottes illustrent bien cette synergie. L'odeur de la première fait fuir la mouche de la carotte et le parfum de la seconde éloigne les pucerons amateurs de tomate. Même complicité avec le poireau dont la teigne (lépidoptère) déteste l'odeur de la carotte. Et comme le poireau reconnaissant sait vivre, il éloigne à son tour la mouche de la carotte. De telles coalitions sont nombreuses. Le cerfeuil, excellent répulsif des pucerons et des limaces, aime la compagnie des salades. Quant au basilic, en attirant les abeilles, il facilite la fécondation des concombres, courgettes et du fenouil. Mais si les bonnes associations sont nombreuses, les mauvaises aussi. La tomate n'apprécie pas le voisinage de la betterave ou celui des pois. Quant au poireau, évitez lui la compagnie des haricots. Ses penchants le tournent plutôt vers les fraisiers auxquels il évitera les méfaits de la moisissure.
Les fleurs ne sont pas en reste.
Au potager, elles attirent de précieux auxiliaires comme les abeilles, les papillons et les coccinelles. L'œillet d'Inde et le souci chassent les nématodes (vers ronds) si on les place à proximité des plants de tomates. Les exemples ne manquent pas. La cohabitation des fleurs et des légumes, alliant l'utile à l'agréable, reste incontournable au jardin. Au balcon ou sur la terrasse, c'est pareil.
Pour en savoir plus, deux ouvrages :
Le poireau préfère les fraises, de Hans Wagner, éditions Terre Vivante
Les bonnes associations au potager, de Noémie Vialard, Rustica éditions
Je rêve d'un monde où les êtres bons et bienveillants se sont réunis et s'entraident. Je rêve d'un monde où dans un esprit solidaire nous oeuvrons pour des causes justes. Je rêve d'un monde où le plaisir de la vie, de l'échange, de l'amitié en soit la base. Je rêve d'un monde où je regarderais les enfants grandir sans inquiétude pour leur avenir. Je rêve d'un monde qui préserverait notre patrimoine naturel et sa diversité.
Ce monde existe, il est au coeur de beaucoup d'entre nous et il ne nous suffirait que d'entreprendre pour qu'il devienne réalité.
Nous avons tous un ami, quelqu'un de bien, quelqu'un de bon, quelqu'un qui rêve comme nous d'un monde durable. Il ne nous suffirait que de l'invité à participer à la naissance de cette société pour qu'il retrouve espoir et devienne un acteur de cette aventure. Nous sommes nombreux à partager ce rêve sans oser penser qu'il peut être simple de le réaliser. D'une simplicité enfantine, faire ensemble ce que nous faisons chacun de notre coté, ne plus le faire individuellement mais à travers une famille d'esprit et de coeur. Je me présente à vous, nu, avec mes faiblesses et mes forces, avec mes défauts et mes qualités. Je n'ai pas peur de la critique, des découragements, des désillusions parce que je crois qu'il y a dans ce monde des être bons et bienveillants qui pourront comprendre cette démarche sans l'associer à tout discours religieux ou politique. Je crois qu'ensemble nous pourrions bâtir une cité, berceau du développement durable. Je crois qu'il est possible de vivre différemment sans pour autant régresser.
Je n'ai aucune idée de ce que l'avenir nous réserve. Je n'ai aucune idée de ce que les hommes feraient d'un tel monde. Ce dont je suis sur, c'est que je rêve d'un monde où les êtres bons et bienveillants se sont réunis et s'entraident.
Didier LAURENT - Chargé de développement COCIPE - Communauté Citoyenne pour la Protection de l'Environnement Association de loi 1901 sans but lucratif
Des maires sont contraints de démolir leurs églises
Destruction de l'église de La Bassée.Crédits photo : Charlet/AFP
De moins en moins fréquentées, les églises coûtent cher à entretenir et les maires s'interrogent. Faut-il les préserver ou doit-on les démolir ? Pas de doute, de gros nuages noirs surplombent désormais les petits clochers ruraux. Comme si le tabou de leur destruction commençait à se lever. Béatrice de Andia, à la tête du nouvel Observatoire du patrimoine religieux, affirme que, sur la base d'un rapport du Sénat, « 2 800 des 15 000 églises rurales protégées » seraient « en situation de péril ». « Ce qui laisse augurer, explique cette ancienne responsable de l'action artistique de la Ville de Paris, que les bâtiments non classés, qui ne sont pas une priorité pour l'État, ont un sombre avenir devant eux. » Christian Prunier, créateur en 2003 du site clochers.org, destiné aux généalogistes, reconnaît, lui, que « pour se débarrasser d'un bâtiment, il suffit de le laisser pourrir 20 ans, de l'entourer ensuite de bandes rouges pour signifier son danger puis de faire établir un arrêté de péril. La démolition n'est alors plus une honte. Elle est conseillée ». Les Français sont pourtant « viscéralement attachés » à leurs églises, dit Alain Guinberteau, créateur de 40000clochers.com, qui a lancé un concours photos couronnant le meilleur chasseur de clochers. Dans la région historique des guerres de Vendée, où les chapelles ont fleuri au XIXe siècle, de plus en plus d'édiles ont franchi le pas et commencent à détruire leur clocher faute de moyens pour les entretenir. DE L'HERBE folle a poussé entre les tas de pierres, de vieux carrelages et d'ardoises brisées. Un angle de mur est encore vaguement debout et des tiges de fer rouillées pointent vers le ciel. En cet endroit désolé, il y a moins d'un an, se dressait encore une église dominant toute cette région, théâtre des guerres de Vendée. Bâtie en 1870 sur un point culminant du Maine-et-Loire, à 200 mètres d'altitude, l'église paroissiale du village de Saint-Georges-des-Gardes a été démolie en août dernier. « Déconstruite », précise le maire, Gabriel Lahaye, qui, sans être un adepte du philosophe Jacques Derrida, a choisi ce terme pour son image moins violente, « plus respectueuse ». La commune de 1 500 habitants possède une autre église et, ne pouvait pas supporter les charges d'une réhabilitation : bien au-delà du million d'euros. Les églises construites avant 1905 sont, en effet, à la charge des collectivités locales. « On m'avait dit : tu le regretteras ! Mais il n'y a rien à regretter », assure Gabriel Lahaye. Un habitant, Gérald Eloire, a bien tenté de s'opposer à la démolition avec une lettre ouverte au maire, la création d'une association, la mobilisation des médias. En vain. Cet athée convaincu, qui avait choisi de s'installer dans ce village justement pour le charme de son église, n'a entraîné qu'une poignée d'habitants derrière lui. Et récolté beaucoup d'hostilité. Le maire, qui va faire construire un petit oratoire de style contemporain sur le site de l'ancienne église, assure que « d'autres communes s'apprêtent à franchir ce pas ». La région est en effet pleine d'églises construites au XIXe siècle pour accueillir une population très pratiquante et en pleine croissance, en « réparation » aussi de la Révolution, quitte alors à détruire des églises trop petites ou trop abîmées qui avaient pourtant, elles, une réelle valeur architecturale. À 18 km de cette colline des Gardes, en effet, Bernard Briodeau, maire « plutôt centriste » de Valanjou, affirme avoir tourné les plans, les expertises, les aides régionales ou départementales et les comptes communaux dans tous les sens avant de se rendre à l'évidence : l'église Saint-Martin de son village est aussi vouée à la disparition. À terme, il espère ne conserver qu'une tour défensive du XVe siècle contre laquelle avait été édifié le bâtiment au XIXe. « Acte sacrilège » Pour l'instant, la démolition ne concerne que le clocher et la chambre des cloches. Comme à Saint-Georges-des-Gardes, le clergé, affectataire des lieux, n'a pas bronché. La messe est célébrée dans une autre église de cette petite commune blottie dans les chemins creux et qui ne compte pas moins d'une cinquantaine de chapelles, oratoires ou calvaires. « La pratique a nettement chuté ces dix dernières années, souligne le maire, et les catholiques pratiquants acceptent la décision. Ils savent leur foi plus forte que des vieilles pierres sans valeur. La priorité de l'Église, aujourd'hui, ce sont les pierres vivantes ! » En revanche, Bernard Briodeau a reçu des lettres de personnes parfois extérieures à la commune, anonymes ou non, lui promettant « le feu de l'enfer » s'il commettait « cet acte sacrilège ». «Je sais, admet-il, que dans cette région, on ne touche pas à une église, même si la messe est un lointain souvenir. C'est historique et viscéral. Mais que puis-je faire ? » Maire de Gesté, à 45 km de là, Michel Baron dit lui aussi avoir cherché d'autres solutions. D'autant que l'église, très vaste, dont le conseil municipal vient de voter la démolition, est la seule de la commune de 2 500 habitants. La messe y est encore célébrée. À la place, le maire promet de construire « une salle de 500 places, susceptible d'être divisée en deux, moderne, facile à chauffer, attirante pour les jeunes... » Le curé de la paroisse, Pierre Pouplart, reste sur la réserve. «Ce sont les affaires de la commune, esquisse-t-il, je comprends qu'elle s'interroge sur le coût de l'entretien. » Responsable de l'art sacré pour ce diocèse d'Angers, le père André Boudier observe : «Les églises de qualité doivent être sauvegardées. Pour les autres, il faudra accepter de les détruire et de construire à la place des édifices mieux adaptés aux besoins d'aujourd'hui... »
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le bloc-notes de Philippe BOUVARD
* Philippe BOUVARD *
A quand la semaine d'un seul jour ?
Faisant désormais profession de donner mon avis à des gens qui ne me l'ont pas demandé et de prodiguer mes conseils à des autorités qui n'en tiennent nul compte, je n'en suis que plus à l'aise pour vous livrer une suggestion de réorganisation sociale longuement méditée entre deux siestes. Le moment semble en effet venu d'instituer la semaine d'un seul jour, clé de voûte de la cathédrale au sein de laquelle se célèbrent les cultes de la civilisation des loisirs. Dans des entreprises de plus en plus robotisées, on regrouperait les tâches qui remplissent aujourd'hui une semaine parce qu'on ne prend pas la peine de les compresser. La mobilisation effective, massive et momentanée des salariés permettrait de répondre sur-le-champ à toutes les sollicitations.
Les préposés ne demanderaient plus à un correspondant de rappeler le lendemain dès lors qu'ils seraient assurés de lever le camp le soir même. Les gains de productivité seraient énormes car chacun mettrait les bouchées triples pour profiter pleinement de ces «congés hebdomadaires» accordant aux salariés de consacrer sept fois plus de temps au repos qu'au labeur, allant bien au-delà des avancées obtenues par le Front populaire. D'appréciables économies d'échelle s'ensuivraient en matière d'éclairage, de chauffage, d'entretien et de transports publics. Je suppose qu'après avoir émis des objections de principe, les syndicats adhéreraient à la formule avant de débattre en commissions paritaires de la fixation de ce jour unique de travail. Sans doute finirait-on par se mettre d'accord sur le lundi, férié plusieurs fois par an et autorisant alors un salutaire recul de deux semaines d'affilée. Parallèlement, ceux qu'on continuerait à appeler des travailleurs seraient augmentés afin de compenser la disparition du mois sabbatique de mai définitivement rayé du calendrier et la suppression des heures supplémentaires. Ainsi justifierait-on le nouveau slogan gouvernemental «Travailler moins pour gagner plus».
*· La grippe porcine, rebaptisée mexicaine (sans doute parce qu'il y a plus de charcuteries que d'agences de voyages), a occulté la crise économique. Un mal chasse l'autre. Flaubert remarquait déjà qu'on souffre moins de ses engelures quand on éprouve une rage de dents.
*· Le jour où le Grand Paris s'étendra jusqu'au Havre, on aura réalisé le vœu de Ferdinand Lop (candidat utopiste des années 50) qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer afin que les étudiants puissent se baigner tous les matins.
*· La délation n'est plus ce qu'elle était. L'administration fiscale doit périodiquement ranimer le zèle des dénonciateurs auxquels, sur les premiers assignats, on promettait déjà une juste récompense. Plus désolant: depuis qu'on peut identifier un scripteur grâce à ses traces d'ADN, la lettre anonyme se fait rare.
* Sans doute le Medef aurait-il davantage l'oreille de Bernard Thibault si le secrétaire général de la CGT ne se faisait pas couper les cheveux par sa belle-sœur.
*· Avec l'ambition immédiate d'avoir plus de lecteurs que de députés, François Bayrou publie un essai transformable d'ici à trois ans, recourant au marquage à la culotte, intitulé Abus de pouvoir. Suivront sans doute Tous des nuls sauf moi et Ote-toi de là que je m'y mette!
*· La preuve que la montée du chômage faisait partie des catastrophes annoncées: en 2007, on a séparé le ministère du Travail et le secrétariat d'Etat à l'Emploi.
* .La désormais légale intrusion des «produits de placement» dans les œuvres diffusées par la télévision donnera-t-elle lieu à un contrôle de droit moral? Il serait dommageable pour la crédibilité du récit que Jeanne d'Arc se régale de crème anglaise, et que Napoléon se verse un verre de bière.
*· Parce que le démon de minuit exige non seulement qu'on joue les prolongations sexuelles mais aussi qu'on les rende publiques, Silvio Berlusconi, plébiscité par son Parlement, a perdu le pouvoir dans sa chambre.
*· L'agora du XXIe siècle: un bout de trottoir sur lequel se réfugient les fumeurs d'une entreprise désormais liés par une solidarité de parias.
*· Ces discours qui ne veulent rien dire, ces romanciers qui n'ont plus d'histoires à raconter, ces toiles essuie-pinceaux, ces musiques-tapage nocturne, ces philosophes plus proches du café du commerce que du Collège de France, cette cuisine à l'azote liquide prospéreront tant qu'il ne se trouvera pas un gamin naïf mais lucide pour damer, comme dans le conte d'Andersen, que le roi est tout nu !
*· Il convient d'admirer comme un signe d'ouverture d'esprit que la notion de virilité ait survécu au maquillage des comédiens et des journalistes de télévision ainsi qu'aux tâches féminines assurées par les serveurs de restaurant.
*· Le sommet de la vertu pour un cacique de la république des lettres : publier une critique enthousiaste du livre d'un confrère dont il sait qu'il n'écrira jamais une ligne sur ses propres ouvrages.
*· A partir d'un certain âge, on devrait pouvoir s'offrir des «jours sup'» d'existence comme on rachète des annuités de retraite. Les fonds ainsi collectés iraient aux laboratoires de recherche pharmaceutique. Quitte à être restitués aux héritiers en cas de trépas survenant durant la «période de survie» garantie par contrat.
Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ?
article du 25/06/2009 15:52
« Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? ». Robert Badinter a posé la bonne question dans son discours de présentation du chef spirituel des tibétains le 8 juin dernier à Paris :
C'est un rare privilège de présenter le Dalaï Lama en de telles circonstances et à une telle assemblée. Souvent je me suis interrogé : Pourquoi parmi les personnalités si diverses que j'ai eu l'occasion de rencontrer, le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? Sans doute, son savoir est considérable et recouvre des domaines multiples de la connaissance, philosophique, politique, scientifique, écologique. Mais d'autres détiennent aussi ces clefs du monde. Sans doute, son expérience de la vie et des épreuves traversées au cours d'une existence déjà longue ajoute à son enseignement la densité de la sagesse. Mais d'autres personnalités détiennent aussi cette vertu.
En vérité, ce qui fait aujourd'hui du Dalaï Lama un être d'exception, c'est le message dont il est porteur, qu'il a toujours enseigné et incarné : un message d'humanité et de spiritualité dans un monde marqué par le matérialisme quand ce n'est pas la cupidité, et la cruauté quand ce n'est pas la barbarie.
D'abord l'humanité : Le Dalaï Lama en a fait son horizon tout au long d'une vie qui depuis un demi-siècle est faite d'exil et d'errance, loin de son peuple et de sa terre natale. Parce qu'à l'orée de sa vie, le Dalaï Lama a vu son pays envahi et écrasé par une puissance militaire étrangère, le Dalaï Lama est devenu bien au-delà de sa propre cause un messager de la paix universelle, cette condition première du bonheur des peuples.
L'humanité, pour le Dalaï Lama, elle s'exprime dans le respect constant de la dignité et des droits de l'Autre, de notre frère humain. Pour lui, les droits de l'homme sont la charte politique de l'humanité. Ils sont les droits de tous les êtres humains, partout dans ce monde. Ces droits précieux et fragiles, ils ne se conçoivent qu'universels et indivisibles. Car que seraient les droits de l'homme s'ils n'appartenaient qu'aux sociétés riches et développées alors que des milliards d'êtres humains vivent dans la misère, la maladie et l'ignorance ? Le message du Dalaï Lama est ainsi proclamation de notre solidarité avec tous les êtres humains, face aux épreuves que le destin réserve à chacun de nous. Car où l'être humain accablé trouvera-t-il refuge ou secours sinon dans la solidarité de ses frères ? Enfin l'humanité, pour le Dalaï Lama, ne survivra que sur une terre protégée contre sa destruction progressive en assurant la sauvegarde de l'environnement, ce patrimoine commun de tous les êtres vivants. Ce message d'humanité qui inspire l'enseignement et la vie du Dalaï Lama, il ne prend toute sa dimension que par sa spiritualité. Face à la violence dans ce monde, le Dalaï Lama a toujours opposé les seules forces qui vaillent, celle de l'esprit et de la justice.
Si le Dalaï Lama, chef d'un état occupé, meurtri, opprimé, a maintenu haut et fort les droits du peuple tibétain, c'est parce qu'il a choisi de faire de la non violence une arme spirituelle à nulle autre pareille. Oui, le Dalaï Lama croit, comme nous, qu'une cause juste doit pour l'emporter, faire appel inlassablement à la conscience humaine face à la violence mortelle. A cet égard, le Dalaï Lama s'inscrit dans la droite ligne de Gandhi. Les Chinois exaspérés par sa force tranquille, peuvent le dénoncer comme un « loup caché sous sa robe de moine ». C'est d'ailleurs ce terme de « simple moine » qu'utilisait le Dalaï Lama lui-même pour se qualifier, au moment solennel où il recevait à Oslo le prix Nobel de la Paix. Mais si nous voyons la robe du moine, nous ne distinguons pas les traits du Loup. Et à dire vrai, les dirigeants chinois nous paraissent peu qualifiés pour jouer le rôle du petit « Chaperon rouge ».
La vérité est plus simple : le Dalaï Lama est homme de paix. Il sait que la résistance spirituelle d'un peuple opprimé, à travers le temps et les épreuves, finit toujours par l'emporter. Le Dalaï Lama croit à la force du Droit. Et parce que la cause des Tibétains est juste, il sait qu'elle triomphera de ses oppresseurs. Car que demande le Dalaï Lama ? non pas, comme affirme la propagande chinoise, la proclamation d'un Etat tibétain souverain, reconnu comme tel par la communauté internationale. (Pour ma part, je l'avoue, je n'y verrai pas d'inconvénient). Le Dalaï Lama, lui, conscient des réalités internationales et des rapports de force, ne réclame que le statut d'autonomie pour le Tibet, la sauvegarde de son identité culturelle, si importante dans le concert des civilisations, et le respect des droits fondamentaux des Tibétains. Mettre un terme à un régime d'oppression et à un génocide culturel, instaurer un régime d'auto gouvernement et amener l'Etat de droit au Tibet, il n'y a rien là qui menace l'intégrité territoriale de la république chinoise ni sa souveraineté internationale. Aussi nous continuerons inlassablement à soutenir, par les voies du droit et la force spirituelle de la justice tous ensemble, sans violence ni provocation, mais avec résolution et constance, la juste cause des Tibétains.
C'est pourquoi je vous remercie d'être venus si nombreux aujourd'hui écouter le « simple moine bouddhiste » de passage chez nous, notre ami Le Dalaï Lama.
Article paru dans LE JOURNAL DU DIMANCHE du 28 juin 2009
Vins des dieux terroirs des hommes
Bernard Pivot
de l'académie Concourt
•Ce n'est pas parce que nous vivons dans un Etat laïc que nous devons oublier ou nier ou occulter les relations historiques du vin et du christianisme. L'un et l'autre sont constitutifs de notre identité nationale. Un athée, buveur d'eau ou de Coca-Cola, n'en peut mais : il est aussi l'héritier de la boisson et de la religion, qui ont dominé la France depuis le haut Moyen Age et qui, en dépit de la baisse de la consommation du vin et de la fréquentation des églises, continuent d'être sociologiquement majoritaires.
Telle est l'une des réflexions que provoque la lecture du rigoureux et cependant capiteux livre de Jean-Robert Pitte : Le Désir du vin -A la conquête du monde. Ou comment le jus fermenté du raisin, depuis sa naissance en Géorgie peut-être - c'est dans ce pays qu'en ont été retrouvées les traces les plus anciennes, il y a environ huit millénaires -, a essaimé sur toute la planète. Et surtout pourquoi et comment vin et religion sont liés depuis l'origine. Jean-Robert Pitte a raison d'avancer que le mythe de la faute originelle et du paradis perdu se comprendrait mieux si Adam avait un peu trop forcé sur les fruits de la vigne plutôt que manger une pomme.
En Egypte comme en Mésopotamie le vin était la boisson des dieux, des hommes riches ou vaillants. Les hommes ordinaires, les femmes et les esclaves n'y avaient pas droit. De même en Grèce et à Rome. Le culte de Dionysos avec le cratère rempli de vin coupé d'eau, qui passait d'un convive à un autre, annonçait la messe et le rituel de la communion sous les deux espèces, le pain et le vin, celui-ci également coupé d'eau. Saint Paul redoutait les confusions. Aux chrétiens de Corinthe: « Vous ne pouvez boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons. »
Ce qui est fascinant dans le récit historique de Jean-Robert Pitte, ce sont, même si elles ne sont pas concomitantes, les conquêtes des pays de la Méditerranée par le vin et par le christianisme. Beaucoup plus tard, qui sauvera la viticulture en Occident? Les évêques et les moines. La découverte du Nouveau Monde et l'arrivée de missionnaires entraînent la plantation de vignes, car il faudra du vin pour dire la messe. Au début du XIXe siècle, un pasteur anglican puis un évêque catholique plantent les premiers pieds de vigne en Nouvelle-Zélande. Bu modérément, le vin est signe de santé, de culture, d'hospitalité, de religion. Mieux, « au fil des siècles, s'impose une vision catholique du vin. »
Ancien président de la Sorbonne, spécialiste de la géographie culturelle, en particulier viticole (Le Vin et le Divin, Fayard ; Bordeaux Bourgogne, les passions rivales, Pluriel), Jean-Robert Pitte explique pour quelles raisons la route de la soie est restée longtemps fermée au vin et comment, grâce à quels personnages et dans quelles circonstances - sujet neuf sur lequel il est d'une précision de caviste - le Japon et la Chine se sont tardivement ouverts au risque stimulant de la production et au plaisir de la consommation. Comme en Occident, le goût du bon vin s'est d'abord développé chez les gens riches et cultivés, puis a gagné les classes moyennes, qui ont découvert ses jouissances exotiques et savantes. Du vin religieux on est passé au vin profane, du vin missionnaire au vin spéculatif. Les Français ont beaucoup investi dans des vignobles sur les cinq continents et nous avons appris cette semaine qu'un holding chinois a acheté un vignoble bordelais de Fronsac, le château-richelieu...
Après s'être fait le guide du vin dans le temps et dans l'espace, Jean-Robert Pitte pose son verre. Le remplit d'une jolie appellation française, le goûte, apprécie, et, dans le dernier chapitre de son livre, fait un éloge combatif du terroir. Il n'est pas vrai que celui-ci n'est l'expression que des grands vins coûteux. Hormis les producteurs industriels de déshonorants picrates, tous les vignerons, même les plus modestes, doivent miser sur la qualité, la spécificité de leur vin, et fonder leur avenir, leur survie pour certains, sur les vertus de leur terroir. Ce n'est pas en imitant les pays qui inondent les marchés de vins de cépages sans feu ni lieu que la viticulture française se sauvera. Le terroir est une signature, une identité, un engagement, une profession de foi. Le terroir est ce qui donne « une profondeur culturelle à l'acte de boire du vin ». Cela était déjà vrai dans l'Antiquité.
Le Désir du vin, à la conquête du monde, de Jean-Robert Pitte, Fayard, 333p., 25 €.
Lire aussi A la table des dieux (Fayard, 12 €), recueil de ses chroniques sur l'histoire de l'alimentation parues dans Le Monde des religions.
Pourquoi la religion et le jus fermenté du raisin sont liés depuis l'origine, un récit de Jean-Robert Pitte
1°) Et changement de millésime commandé du tableau de bord.
2°)Avec l'argent que vous économisez sur votre essence pendant les vacances, vous pourrez payer une partie de l'augmentation de la taxe radio-télévision.
En 1980, la région de Huelva (sud de l'Espagne) comptait 740 hectares dédiés à la culture des fraises. En 1987, elle lui en réservait 4 375. Aujourd'hui, les plantations couvrent plus de 6 000 hectares et produisent 95 % de la fraise espagnole. Un marché exponentiel. Une catastrophe écologique.
« Si on continue comme ça, un jour on paiera la note et elle sera salée! », proteste cet Andalou dont la famille produit des fraises depuis des générations. À voir les images du documentaire diffusé ce soir, on aurait presque envie de ne plus consommer de fraises espagnoles (la France en importe 83000 tonnes par an sur une production de 330000 tonnes).
Le constat est accablant. Utilisation intempestive de produits chimiques, 4500 tonnes de résidus d'emballages par an, exploitation des nappes phréatiques, emploi de main-d'œuvre sous-payée (jusqu'à 80000 personnes pour la cueillette), des prix de revient et de vente cassés (en supermarché, elle est bradée à 2 ou 3 euros le kilo), extension illégale des exploitations sur le parc de Doñana (plus de 100 hectares) et, enfin, bilan énergétique catastrophiqueavec plus de 400000 poids lourds par an faisant la navette entre l'Espagne et les autres pays d'Europe. Le plus inquiétant reste l'utilisation, au nom de la rentabilité, de substances dont les effets sont pour le moins contestés. De la chloropichrine comme insecticide, nocif pour le système pulmonaire et digestif; de l'acide nitrique ou azotique pour fertiliser les sols (75 % de la production d'acide nitrique, très toxique, est utilisée dans la fabrication d'engrais azotés); du bromure de méthyle pour désinfecter la terre, interdit depuis 1992 par le protocole de Montréal. «Les gens savent très bien ce qu'ils font», commente Patrick Édder, adjoint au chimiste cantonal de Genève. «En Suisse et en Europe, les normes sont établies par substance et par denrée alimentaire. Il n'existe pas de norme cumulative, excepté pour l'eau potable. On peut donc avoir six pesticides différents: si chacun est dans la norme, le produit sera considéré comme conforme. » Rien ne vaut peut-être quelques Gariguette...
Contre les campagnes qui détournent l'argument écologique, un comité prône l'instauration de règles déontologiques.
Pas forcément intelligible dans sa traduction française, le « greenwashing » est leur cible. « II faut bien avoir conscience que les publicitaires .sont tout sauf idiots », explique Bruno Genty/« Or, dans le contexte actuel, ils ont bien compris l'intérêt qui existe d'utiliser, parfois de manière totalement erronée, l'argument écologique pour vendre produits ou services ». Vice-président de France Nature Environnement et du comité paritaire de la publicité, Bruno Genty dénonce la vague mercantile bâtie sur la vogue environnementale, qui pousse fabricants, industriels, publicitaires à « détourner l'argument pour mener, au contraire, les consommateurs vers des comportements anti-environnementaux ». « Au lendemain du Grenelle, on a soudain eu l'impression que toutes les voitures étaient devenues vertes, et qu'elles représentaient un bénéfice pour l'environnement », ironise-t-il. « Pour un peu, avec une pub où on le voit dans la nature, on nous ferait croire qu'une automobile 4X4 est écologique... » L'autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a pris le relais du Bureau de vérification de la publicité (BVP), composée de professionnels,d 'associations de consommateurs et de protection de l'environnement. Sa mission vise à déterminer des principes déontologiques et à alerter sur toute publicité au message susceptible d'être détourné à des fins anti-environnementales.
« David contre Goliath »
« Chaque mois, nous constatons une série de publicités qui soit incitent à contourner la réglementation, soit se targuent de pseudo-vertus écologiques », poursuit Bruno Genty, qui met le doigt où ça fait mal : la question des moyens pour obtenir un respect des règles et lutter ainsi contre le « greenwashing ». « L'objectif, c'est d'établir un contrôle paritaire pour intégrer la société civile dans les règles de déontologie », souligne-t-il. La création d'un jury a, ainsi épingle plusieurs grandes entreprises, telles France Betteraves ou Areva. « Certes, notre absence de moyens fait que c'est un peu la situation de David contre Goliath et que beaucoup passent à travers les mailles du filet », reconnaît le vice-président du comité paritaire de la publicité. « Mais l'action est loin d'être inutile car même si les conclusions ne se traduisent que par des avis défavorables, elles peuvent s'accompagner de contraintes pour la diffusion des spots de télévision, par exemple. Il existe aussi de nombreux annonceurs qui ont pris le parti d'accorder aux conclusions du jury une véritable importance en choisissant de suivre l'avis de cette instance ».
Souvenez-vous. Ça c'est passé il y a un an. Des milliers de gens sont morts un matin en arrivant bosser dans les tours de Manhattan. L'épouvante…. La planète entière à vu les images, sans cesse repassées pendant des semaines. Souvenez-vous. C'était aussi l'an dernier à cette époque. Des centaines de personnes sont mortes en revenant de leur travail. Et personne n'en a parlé. Pourquoi ? Parce que ça se passait en Inde, dans l'Etat du Andra Pradesh. Là-bas, ils n'ont pas de tours où des fanatiques hystéros peuvent précipiter des avions. Non, simplement des pesticides pour répandre sur les champs de coton. C'est oins spectaculaire qu'un attentat.
Sans thunes, on n'est pas riche…
Les ONG (organisations non gouvernementales) indiennes qui ont mené l'enquête expliquent que les paysans utilisent des produits au nom exotique comme le Methyl Parthion, que l'Organisation mondiale de la santé qualifie d'extrêmement dangereux ». Il n'est pas exclu que certains de ces pesticides étaient trafiqués. De toute façon, les paysans aspergent leurs champs sans se protéger le visage ou le corps. Du coup, ils inhalent des saloperies dans l'espoir que le coton pousse et rapporte assez pour nourrir leur marmaille. Il y a quelques années, 300 paysans du coin, endettés jusqu'au cou, se sont suicidés après une mauvaise récolte. Aucun talent pour les affaires ces pauvres gens. S'ils étaient allés dans une business school, ils auraient appris comment rafler la mise. Ce n'est pourtant pas compliqué. Il suffit de piquer le portefeuille des petits vieux. Attention, pas de manière vulgaire, comme un paysan aux abois. Non, de façon scientifique. Muni de jolis diplômes et de dents acérées, vous grimpez au sommet d'une entreprise énorme.
…sauf si on n'a pas de principes.
Puis vous gérez comme ça vous chante, en n'oubliant pas de vous attribuer des salaires gigantesques, des primes hénaurmes et des actions à pas cher….Et le jour où ça commence à tourner mal, vous planquez votre feuille de salaire et vous vendez très vite vos parts. Ensuit, vous laissez les futurs petits vieux se débrouiller avec leur lettre de licenciement et leur retrait toute ratatinée.
Chez Enron, une grosse boîte américaine, les patrons, ils ont fait comme ça. L'année avant que la maison coule, les 144 plus hauts dirigeants ont empoché 744 millions de dollares. Ce qui nous fait 5 millions de dollars par tête de cadre sup'. Ils pourront toujours les investir dans l'industrie chimique. D'après mes sources, il y a des gogos en Inde qui raffolent des pesticides.