| dimanche 15 novembre 2009, a 19:43 |
| un désir de mille autres choses et d’ailleurs |
Vivre tout sec, quel cabanon ! La vie c'est une classe dont l'ennui est le pion, il est là tout le temps à vous épier d'ailleurs, il faut avoir l'air d'être occupé, coûte que coûte, à quelque chose de passionnant, autrement il arrive et vous bouffe le cerveau. Un jour, qui n'est rien qu'une simple journée de 24 heures c'est pas tolérable. Ça ne doit être qu'un long plaisir presque insupportable une journée, un long coït une journée, de gré ou de force.
Il vous en vient ainsi des idées dégoûtantes pendant qu'on est ahuri par la nécessité, quand dans chacune de vos secondes s'écrase un désir de mille autres choses et d'ailleurs.
L.F. CELINE
Voyage au bout de la nuit |
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| dimanche 26 juillet 2009, a 19:36 |
| Plantez des carottes |

Plantez des carottes dans une jardinière,
Prenez-en soin,
Dégustez-les au dîner….

Elles facilitent la fabrication de l'hormone de la bonne humeur.

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| mercredi 15 juillet 2009, a 10:00 |
| Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l’exception ? |
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Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ?
article du 25/06/2009 15:52
« Pourquoi le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? ». Robert Badinter a posé la bonne question dans son discours de présentation du chef spirituel des tibétains le 8 juin dernier à Paris :
C'est un rare privilège de présenter le Dalaï Lama en de telles circonstances et à une telle assemblée. Souvent je me suis interrogé : Pourquoi parmi les personnalités si diverses que j'ai eu l'occasion de rencontrer, le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? Sans doute, son savoir est considérable et recouvre des domaines multiples de la connaissance, philosophique, politique, scientifique, écologique. Mais d'autres détiennent aussi ces clefs du monde. Sans doute, son expérience de la vie et des épreuves traversées au cours d'une existence déjà longue ajoute à son enseignement la densité de la sagesse. Mais d'autres personnalités détiennent aussi cette vertu.
En vérité, ce qui fait aujourd'hui du Dalaï Lama un être d'exception, c'est le message dont il est porteur, qu'il a toujours enseigné et incarné : un message d'humanité et de spiritualité dans un monde marqué par le matérialisme quand ce n'est pas la cupidité, et la cruauté quand ce n'est pas la barbarie.
D'abord l'humanité : Le Dalaï Lama en a fait son horizon tout au long d'une vie qui depuis un demi-siècle est faite d'exil et d'errance, loin de son peuple et de sa terre natale. Parce qu'à l'orée de sa vie, le Dalaï Lama a vu son pays envahi et écrasé par une puissance militaire étrangère, le Dalaï Lama est devenu bien au-delà de sa propre cause un messager de la paix universelle, cette condition première du bonheur des peuples.
L'humanité, pour le Dalaï Lama, elle s'exprime dans le respect constant de la dignité et des droits de l'Autre, de notre frère humain. Pour lui, les droits de l'homme sont la charte politique de l'humanité. Ils sont les droits de tous les êtres humains, partout dans ce monde. Ces droits précieux et fragiles, ils ne se conçoivent qu'universels et indivisibles. Car que seraient les droits de l'homme s'ils n'appartenaient qu'aux sociétés riches et développées alors que des milliards d'êtres humains vivent dans la misère, la maladie et l'ignorance ? Le message du Dalaï Lama est ainsi proclamation de notre solidarité avec tous les êtres humains, face aux épreuves que le destin réserve à chacun de nous. Car où l'être humain accablé trouvera-t-il refuge ou secours sinon dans la solidarité de ses frères ? Enfin l'humanité, pour le Dalaï Lama, ne survivra que sur une terre protégée contre sa destruction progressive en assurant la sauvegarde de l'environnement, ce patrimoine commun de tous les êtres vivants. Ce message d'humanité qui inspire l'enseignement et la vie du Dalaï Lama, il ne prend toute sa dimension que par sa spiritualité. Face à la violence dans ce monde, le Dalaï Lama a toujours opposé les seules forces qui vaillent, celle de l'esprit et de la justice.
Si le Dalaï Lama, chef d'un état occupé, meurtri, opprimé, a maintenu haut et fort les droits du peuple tibétain, c'est parce qu'il a choisi de faire de la non violence une arme spirituelle à nulle autre pareille. Oui, le Dalaï Lama croit, comme nous, qu'une cause juste doit pour l'emporter, faire appel inlassablement à la conscience humaine face à la violence mortelle. A cet égard, le Dalaï Lama s'inscrit dans la droite ligne de Gandhi. Les Chinois exaspérés par sa force tranquille, peuvent le dénoncer comme un « loup caché sous sa robe de moine ». C'est d'ailleurs ce terme de « simple moine » qu'utilisait le Dalaï Lama lui-même pour se qualifier, au moment solennel où il recevait à Oslo le prix Nobel de la Paix. Mais si nous voyons la robe du moine, nous ne distinguons pas les traits du Loup. Et à dire vrai, les dirigeants chinois nous paraissent peu qualifiés pour jouer le rôle du petit « Chaperon rouge ».
La vérité est plus simple : le Dalaï Lama est homme de paix. Il sait que la résistance spirituelle d'un peuple opprimé, à travers le temps et les épreuves, finit toujours par l'emporter. Le Dalaï Lama croit à la force du Droit. Et parce que la cause des Tibétains est juste, il sait qu'elle triomphera de ses oppresseurs. Car que demande le Dalaï Lama ? non pas, comme affirme la propagande chinoise, la proclamation d'un Etat tibétain souverain, reconnu comme tel par la communauté internationale. (Pour ma part, je l'avoue, je n'y verrai pas d'inconvénient). Le Dalaï Lama, lui, conscient des réalités internationales et des rapports de force, ne réclame que le statut d'autonomie pour le Tibet, la sauvegarde de son identité culturelle, si importante dans le concert des civilisations, et le respect des droits fondamentaux des Tibétains. Mettre un terme à un régime d'oppression et à un génocide culturel, instaurer un régime d'auto gouvernement et amener l'Etat de droit au Tibet, il n'y a rien là qui menace l'intégrité territoriale de la république chinoise ni sa souveraineté internationale. Aussi nous continuerons inlassablement à soutenir, par les voies du droit et la force spirituelle de la justice tous ensemble, sans violence ni provocation, mais avec résolution et constance, la juste cause des Tibétains.
C'est pourquoi je vous remercie d'être venus si nombreux aujourd'hui écouter le « simple moine bouddhiste » de passage chez nous, notre ami Le Dalaï Lama.

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| mardi 14 juillet 2009, a 18:04 |
| CUEILLE LE TEMPS - Jules Beaulac |
Tu ne peux pas retenir le temps.
Il passe.
Il coule entre tes doigts
comme l'eau de la fontaine.
Il glisse dans ta main
comme le sable de la mer.
Tu ne peux rattraper le passé.
Il n'est plus.
Il s'en est allé
comme le couchant d'hier.
Il est disparu
comme un souvenir perdu.
Tu ne peux emprisonner le futur.
Il n'est pas encore.
Il viendra à son heure
comme le levant de demain.
Il te rejoindra
comme la vague qui s'approche du rivage.
Mais tu peux toujours cueillir le présent
comme un beau présent de Dieu.
Ce présent est comme un arbre:
il plonge ses profondes racines
dans ton passé tout plein de souvenir et d'expérience, comme une sagesse accumulée.
Et il lance ses longues branches
vers ton futur tout plein de promesse et d'espérance, comme un projet emballant.
Le présent est fait de ton passé qui n'est plus
et de ton futur qui n'est pas encore.
Prends le temps qui t'est donné
à chaque instant qui passe.
Ne gaspille pas ton temps, c'est un cadeau de Dieu.
Ne passe pas ton temps à courir après le temps.
Prends ton temps.
Ne dit pas: je n'ai pas le temps.
Dis plutôt: j'ai tout mon temps.
Ne sois pas avare de ton temps.
Donne de ton temps aux autres
comme Dieu te le donne à toi.
Ne cours pas tout le temps,
prends ton temps.
Et laisse au temps le temps de faire son temps.
Alors tu gagneras du temps.
Et tu découvriras
que c'est beau et bon le temps,
que c'est plein de Dieu dedans.
Jules Beaulac, prêtre.
(photo du webmaster)
Ce texte je l'ai sur un papier, mais par fainéantise, je l'ai copié-collé depuis un autre blog que j'ai découvert hier sur un autre blog de Mongénie:
http://www.nicoleetsonpetitmonde.com/unesimplelettre.htm
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| mercredi 10 juin 2009, a 21:16 |
| Plus tard.... |
reçu par email ce jour......
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite....
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai attendu que ma vie commence enfin, « La Vraie Vie ! »
Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin.
Ainsi profite de chaque moment, de chaque instant de ta vie, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
Ce poème apporte de la chance à qui le transmet.
Ne le garde pas....
Donne-le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance.
.... alors, servez-vous....
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| mercredi 11 mars 2009, a 11:10 |
| je m'y marre, ça fait du bien |
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| samedi 28 février 2009, a 11:40 |
| un poison. De l'enflure. De la démesure. |
L'OR est un leurre.
Et dire que depuis la nuit des temps l'homme social n'a jamais su faire mieux que de s'hypnotiser sur cet artifice!
A défaut d'ossements monumentaux comme ceux des ichtyosaures et des plésiosaures dans le lias rouge, on trouve des monnaies d'or dans la poussière de tous les tombeaux, à croire que toutes les civilisations défuntes, aussi glorieuses, antiques et puissantes fussent-elles, ont succombé à ce microbe du cerveau, L'OR, et à l'idée fausse de la valeur intrinsèque et de la vertu salvatrice de cette image conventionnelle, le cœur de l'anus, sa rondelle!
Ah! elle lui aura été joliment utile dans la pratique, l'intelligence de l'homme, l'intelligence qui faisait si cruellement défaut aux monstrueux sauriens du jurassique qui ne savaient s'en servir, géants acéphales, dit-on, l'intelligence dont l'homme est si incommensurablement fier!
C'est un poison. De l'enflure. De la démesure. Un mauvais rêve déroulant ses anneaux saturniens.
Et si l'homme ultra-cultivé d'aujourd'hui, qui a déjà tout chahuté en aveugle, s'en prend maintenant à vouloir déglinguer scientifiquement l'Univers, c'est qu'il sent venir la fin de sa longue hypnose, c'est qu'il sent venir la crise finale. L'homme est une bête malfaisante, voilà la vérité que sa conscience ne veut pas regarder en face et que son intelligence pousse à camoufler à l'infini pour ne pas l'admettre. Si jamais il retrouve la vue, son réveil sera un suicide collectif. Cela ne peut être autrement. C'est logique. Aujourd'hui c'est déjà la banqueroute, ô Modernité! Le genre humain est foutu. J'y pensais...
Extrait de "Le lotissement du ciel"
Blaise CENDRARS - 1946 - 1949 |
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| samedi 21 février 2009, a 22:08 |
| LE LOTISSEMENT DU CIEL - le nouveau patron de l'aviation |
* photo perso *
Trouver des textes de Blaise CENDRARS sur internet est une vraie gageure et ne semble possible qu'après de longues recherches et quelques astuces….
Donc, voici, après ma lecture du livre « LE LOTISSEMENT DU CIEL » écrit par CENDRARS de 1946 à 1947, un petit extrait * (d'autres suivront…)
http://opus-all.paris.iufm.fr/littecompa/cendrars/lotiss_frm.htm
« Quant à moi, je prenais mon vol au-dessus du bassin du port de la ville de Neuchâtel (Suisse), où mon père avait eu l'idée baroque de m'envoyer à l'École de commerce (en 1902) et dont je me suis échappé pour filer en Chine (en 1904), et je planais, et je virevoltais, et je me livrais à des évolutions très agréables et un peu vertigineuses, plongeant au ras de l'eau ou m'élevant très haut en l'air, jusqu'à la hauteur des peupliers qui bordent le quai gauche du bassin, devant la façade ouest du musée de Pury, et cette façade sans fenêtres, toute en lourde maçonnerie, m'attirait au point que j'allais étourdiment y donner de la tête, ce qui me réveillait, et je restais un bon moment sans pouvoir me retourner dans mon lit, tout émerveillé. »
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| dimanche 18 janvier 2009, a 19:15 |
| Il y a des choses que je ne dis a Personne |
....
Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors Elles ne font de mal à personne Mais Le malheur c'est Que moi Le malheur le malheur c'est Que moi ces choses je les sais
Il y a des choses qui me rongent La nuit Par exemple des choses comme Comment dire comment des choses comme des songes Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes
Il y a des choses qui me sont tout à fait Mais tout à fait insupportables même si Je n'en dis rien même si je n'en Dis rien comprenez comprenez moi bien
Alors ça vous parfois ça vous étouffe Regardez regardez moi bien Regardez ma bouche Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien
Penser seulement d'autre chose Songer à voix haute et de moi Mots sortent de quoi je m'étonne Qui ne font de mal à personne
Au lieu de quoi j'ai peur de moi De cette chose en moi qui parle
Je sais bien qu'il ne le faut pas Mais que voulez-vous que j'y fasse Ma bouche s'ouvre et l'âme est là Qui palpite oiseau sur ma lèvre
O tout ce que je ne dis pas Ce que je ne dis à personne Le malheur c'est que cela sonne Et cogne obstinément en moi Le malheur c'est que c'est en moi Même si n'en sait rien personne Non laissez moi non laissez moi Parfois je me le dis parfois Il vaut mieux parler que se taire
Et puis je sens se dessécher Ces mots de moi dans ma salive C'est là le malheur pas le mien Le malheur qui nous est commun Épouvantes des autres hommes Et qui donc t'eut donné la main Étant donné ce que nous sommes
Pour peu pour peu que tu l'aies dit Cela qui ne peut prendre forme Cela qui t'habite et prend forme Tout au moins qui est sur le point Qu'écrase ton poing Et les gens Que voulez-vous dire Tu te sens comme tu te sens Bête en face des gens Qu'étais-je Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille Où donc Même cela c'est trop Et je les garde dans les dents Ces mots de peur qu'ils signifient
Ne me regardez pas dedans Qu'il fait beau cela vous suffit Je peux bien dire qu'il fait beau Même s'il pleut sur mon visage Croire au soleil quand tombe l'eau Les mots dans moi meurent si fort Qui si fortement me meurtrissent Les mots que je ne forme pas Est-ce leur mort en moi qui mord
Le malheur c'est savoir de quoi Je ne parle pas à la fois Et de quoi cependant je parle
C'est en nous qu'il nous faut nous taire
Louis Aragon (1963)
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| samedi 03 janvier 2009, a 17:08 |
| MONTEVERDI |
Lorsque que l'on trouve ce genre de petits bonheurs, sur la toile internautique, nous pouvons une nouvelle fois remercier les créateurs d'internet, même si, comme d'habitude, une poignée d'individu mal embouché s'en sert pour le pire...
http://fr.youtube.com/watch?v=yxBT1pfVAKQ http://fr.youtube.com/watch?v=4cvc8XNPYGQ Ah la la, mais quelle vie de misère, où l'on ne prends plus le temps d'écouter tout ça!
En ce qui me concerne, j'avais même fini par oublier que cela existait!
...et il faut, malgré tout, se souhaiter une très bonne année. Que ce ne soit pas de vains mots....
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| dimanche 28 décembre 2008, a 18:23 |
| article supprimé 20.9.2009 |
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| samedi 27 décembre 2008, a 16:51 |
| J'ai perdu ma force et ma vie |
** TRISTESSE **
J'ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaieté; J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie.
Quand j'ai connu la vérité, j'ai cru que c'était une amie; Quand je l'ai comprise et sentie, J'en ai été dégoûté.
Et pourtant elle est éternelle, Et ceux qui se sont passés d'elle Ici bas ont tout ignoré.
Dieu parle, il faut qu'on lui réponde. Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelques fois pleuré.
Alfred de Musset
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| mercredi 24 décembre 2008, a 14:12 |
| ....Dans le ciel à chaque instant |
.....il me faudra beaucoup de courage...
mais cette fois,pas d'indice ailleurs
sinon, je vais encore me faire repêcher.....

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Dans le ciel à chaque instant
Une étoile s'allume
Et c'est pour éclairer la terre
Il est dans le firmament
Un fragment de lune
Et c'est pour éclairer la terre
Regardez et songez
Les étoiles viennent de loin
Elles font un long chemin
Pour vous faire rêver
Vous avez déjà vu
Ce croissant de lune là
Vous êtes restés de bois
Rien ne vous a émus
Elle est là cette lumière
Pour éclairer la terre
Et au dernier des hommes
Elle vient faire l'aumône
Elle ne veut pas qu'il souffre
Et elle sort de son gouffre
Pour lui apporter rêve
Et paix pendant la trêve
Indifférents dormez
Mais poètes rêvez
Rien n'est plus merveilleux
Qu'un malheureux heureux
Au firmament elle reluit
Celle lune qui brille
Et c'est pour veiller sur le monde
A chaque instant dans la nuit
Une étoile scintille
Et c'est pour veiller sur le monde.
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| mardi 16 décembre 2008, a 15:02 |
| Je rêvais croisades, voyages de découvertes |
RIMBAUD / A L C H I M I E D U V E R B E
À moi. L'histoire d'une de mes folies.
Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne.
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rhythmes naïfs.
Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents: je croyais à tous les enchantements. 
J'inventai la couleur des voyelles! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. -Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rhythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges. |
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| mardi 16 décembre 2008, a 13:28 |
| toute une symphonie |
Adresse de la vidéo :
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoaftPR7.html
"Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois. Voyez comme je rédige mal : une fois aurait suffit !!"
(lettre d'Odette TOULEMONDE à son écrivain)
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| mardi 16 décembre 2008, a 10:40 |
| Le rythme lent de la terre |
Si tu savais
Si tu savais mon frère Ce que je trouve là-bas chaque fois Le rythme lent de la terre Où les vies passent doucement pas à pas
Si tu savais mon frère Ce qu'ensemble veut dire là-bas Au cœur des monastères Les dieux s'inclinent devant tant de foi
Ici nous âmes sont grises Les gens ne se regardent pas Nos sentiments s'enlisent Et l'on ne voit que ce que l'on a pas
Eux tu sais quand ils disent Pas besoin de signer en bas Chaque matin chaque brise C'est ton corps qui parle pour toi
Si tu savais mon frère Comme je me retrouve quand je suis là-bas Dans le chants leurs prières Où j'aime tant mêler ma voix
Si tu savais mon frère Comme chaque jour est fort là-bas Les bonheurs les misères Tout se partage même le moindre repas
Le pain et les chimères La peur de l'au-delà Juste offrir et se taire Sans réfléchir juste comme ça
La crainte du tonnerre La mort qui vient déjà C'est tout leur univers Qu'ils partagent simplement avec toi
Si tu savais Il suffit de donner Si tu savais Aimer c'est partager
Si tu savais Il suffit de donner Si tu savais Aimer c'est partager
Le bonheur, c'est partager
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| vendredi 12 décembre 2008, a 09:33 |
| AUBE - Rimbaud |
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais.
L'eau était morte.
Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois.
J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes,
et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais
et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins:
à la cime argentée, je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles.
Dans l'allée, en agitant les bras.
Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq.
A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes,
et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée
avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps.
L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
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