On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu unautre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encoreassez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite....
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai attendu que ma vie commence enfin, « La Vraie Vie ! »
Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin quimène au bonheur. Le bonheur est le chemin.
Ainsi profite de chaque moment, de chaque instant de ta vie, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un desmeilleurs moments de sa vie.
Ce poème apporte de la chance à qui le transmet.
Ne le garde pas....
Donne-le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance.
Tu m'as dit : si tu m'écris, Ne tape pas tout à la machine. Ajoute une ligne de ta main, Un mot, un rien, oh ! pas grand-chose. Oui, oui, oui, oui, oui, ou, oui, oui. Ma Remington est belle, pourtant. Je l'aime beaucoup et travaille bien. Mon écriture est nette, est claire, On voit très bien que c'est moi qui l'ai tapée, Il y a des blancs que je suis seul à savoir faire. Vois donc l'oeil qu'a ma page. Pourtant, pour te faire plaisir, j'ajoute à l'encre Deux trois mots Et une grosse tache d'encre, Pour que tu ne puisses pas les lire.
Et dire que depuis la nuit des temps l'homme social n'a jamais su faire mieux que de s'hypnotiser sur cet artifice!
A défaut d'ossements monumentaux comme ceux des ichtyosaures et des plésiosaures dans le lias rouge, on trouve des monnaies d'or dans la poussière de tous les tombeaux, à croire que toutes les civilisations défuntes, aussi glorieuses, antiques et puissantes fussent-elles, ont succombé à ce microbe du cerveau, L'OR, et à l'idée fausse de la valeur intrinsèque et de la vertu salvatrice de cette image conventionnelle, le cœur de l'anus, sa rondelle!
Ah! elle lui aura été joliment utile dans la pratique, l'intelligence de l'homme, l'intelligence qui faisait si cruellement défaut aux monstrueux sauriens du jurassique qui ne savaient s'en servir, géants acéphales, dit-on, l'intelligence dont l'homme est si incommensurablement fier!
C'est un poison. De l'enflure. De la démesure. Un mauvais rêve déroulant ses anneaux saturniens.
Et si l'homme ultra-cultivé d'aujourd'hui, qui a déjà tout chahuté en aveugle, s'en prend maintenant à vouloir déglinguer scientifiquement l'Univers, c'est qu'il sent venir la fin de sa longue hypnose, c'est qu'il sent venir la crise finale. L'homme est une bête malfaisante, voilà la vérité que sa conscience ne veut pas regarder en face et que son intelligence pousse à camoufler à l'infini pour ne pas l'admettre. Si jamais il retrouve la vue, son réveil sera un suicide collectif. Cela ne peut être autrement. C'est logique. Aujourd'hui c'est déjà la banqueroute, ô Modernité! Le genre humain est foutu. J'y pensais...
Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors Elles ne font de mal à personne Mais Le malheur c'est Que moi Le malheur le malheur c'est Que moi ces choses je les sais
Il y a des choses qui me rongent La nuit Par exemple des choses comme Comment dire comment des choses comme des songes Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes
Il y a des choses qui me sont tout à fait Mais tout à fait insupportables même si Je n'en dis rien même si je n'en Dis rien comprenez comprenez moi bien
Alors ça vous parfois ça vous étouffe Regardez regardez moi bien Regardez ma bouche Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien
Penser seulement d'autre chose Songer à voix haute et de moi Mots sortent de quoi je m'étonne Qui ne font de mal à personne
Au lieu de quoi j'ai peur de moi De cette chose en moi qui parle
Je sais bien qu'il ne le faut pas Mais que voulez-vous que j'y fasse Ma bouche s'ouvre et l'âme est là Qui palpite oiseau sur ma lèvre
O tout ce que je ne dis pas Ce que je ne dis à personne Le malheur c'est que cela sonne Et cogne obstinément en moi Le malheur c'est que c'est en moi Même si n'en sait rien personne Non laissez moi non laissez moi Parfois je me le dis parfois Il vaut mieux parler que se taire
Et puis je sens se dessécher Ces mots de moi dans ma salive C'est là le malheur pas le mien Le malheur qui nous est commun Épouvantes des autres hommes Et qui donc t'eut donné la main Étant donné ce que nous sommes
Pour peu pour peu que tu l'aies dit Cela qui ne peut prendre forme Cela qui t'habite et prend forme Tout au moins qui est sur le point Qu'écrase ton poing Et les gens Que voulez-vous dire Tu te sens comme tu te sens Bête en face des gens Qu'étais-je Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille Où donc Même cela c'est trop Et je les garde dans les dents Ces mots de peur qu'ils signifient
Ne me regardez pas dedans Qu'il fait beau cela vous suffit Je peux bien dire qu'il fait beau Même s'il pleut sur mon visage Croire au soleil quand tombe l'eau Les mots dans moi meurent si fort Qui si fortement me meurtrissent Les mots que je ne forme pas Est-ce leur mort en moi qui mord
Le malheur c'est savoir de quoi Je ne parle pas à la fois Et de quoi cependant je parle
L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux.
Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs.
Puis tu te sentiras la joue égratignée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou...
Et tu me diras: "Cherche!" en inclinant la tête, Et nous prendrons du temps à trouver cette bête Qui voyage beaucoup...
Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants, Polis par les ans, Décoreraient notre chambre ; Les plus rares fleurs Mêlant leurs odeurs Aux vagues senteurs de l'ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds, La splendeur orientale, Tout y parlerait À l'âme en secret Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux Dormir ces vaisseaux Dont l'humeur est vagabonde ; C'est pour assouvir Ton moindre désir Qu'ils viennent du bout du monde. - Les soleils couchants Revêtent les champs, Les canaux, la ville entière, D'hyacinthe et d'or ; Le monde s'endort Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre. Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant. Que cette heure arrêtée au cadran de la montre. Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines. Et j'ai vu désormais le monde à ta façon. J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines. Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson. J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne. Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne. Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux. Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.
Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes. N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue Une corde brisée aux doigts du guitariste Et pourtant je vous dis que le bonheur existe. Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues. Terre, terre, voici ses rades inconnues.
Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne.
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rhythmes naïfs.
Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents: je croyais à tous les enchantements.
J'inventai la couleur des voyelles! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. -Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rhythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
"Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois. Voyez comme je rédige mal : une fois aurait suffit !!"
Que PAROLES.NET revienne vite, car, vraiment les retranscriptions....sont à vérifier et ré-orthographier....
Pars, un jour ou l'autre Un homme a bien le droit de douter Toi, comme les autres Oui, un homme peut bien se tromper
Aujourd'hui mon ami Je le vois dans tes yeux Que ton amour n'est plus Et te voilà perdu
Pars, un jour où l'autre Un homme a toujours des ennuis Toi, comme les autres Et j'ai mal pour toi, mon ami
Je comprends ton chagrin Aujourd'hui plus encore Tu es seul à porter Tout le poids du passé
Pars, un jour ou l'autre Un homme a le droit de douter Toi, comme les autres Mais un homme ne doit pas pleurer Non, un homme ne doit pas pleurer Non, un homme ne doit pas pleurer
J'abandonne sur une chaise le journal du matin Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent
Cette fois je ne lui annoncerai pas La dernière hécatombe Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin N'est ni rose ni honnête pour la peine " Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ? L'homme est un animal " me dit-elle
Elle prend son café en riant Elle me regarde à peine Plus rien ne la surprend sur la nature humaine C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Je regarde sur la chaise le journal du matin Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent " Crois-tu qu'il va neiger ? " me demande-t-elle soudain " Me feras-tu un bébé pour Noël ? "
Et elle prend son café en riant Elle me regarde à peine Plus rien ne la surprend sur la nature humaine C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets Déjeuner en paix, déjeuner en paix