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Summertime
mardi 14 juillet 2009, a 18:04
CUEILLE LE TEMPS - Jules Beaulac
 

Tu ne peux pas retenir le temps.

Il passe.

Il coule entre tes doigts

comme l'eau de la fontaine.

Il glisse dans ta main

comme le sable de la mer.

Tu ne peux rattraper le passé.

Il n'est plus.

Il s'en est allé

comme le couchant d'hier.

Il est disparu

comme un souvenir perdu.

Tu ne peux emprisonner le futur.

Il n'est pas encore.

Il viendra à son heure

comme le levant de demain.

Il te rejoindra

comme la vague qui s'approche du rivage.

Mais tu peux toujours cueillir le présent

comme un beau présent de Dieu.

Ce présent est comme un arbre:

il plonge ses profondes racines

dans ton passé tout plein de souvenir et d'expérience, comme une sagesse accumulée.

Et il lance ses longues branches

vers ton futur tout plein de promesse et d'espérance, comme un projet emballant.

Le présent est fait de ton passé qui n'est plus

et de ton futur qui n'est pas encore.

Prends le temps qui t'est donné

à chaque instant qui passe.

Ne gaspille pas ton temps, c'est un cadeau de Dieu.

Ne passe pas ton temps à courir après le temps.

Prends ton temps.

Ne dit pas: je n'ai pas le temps.

Dis plutôt: j'ai tout mon temps.

Ne sois pas avare de ton temps.

Donne de ton temps aux autres

comme Dieu te le donne à toi.

Ne cours pas tout le temps,

prends ton temps.

Et laisse au temps le temps de faire son temps.

Alors tu gagneras du temps.

Et tu découvriras

que c'est beau et bon le temps,

que c'est plein de Dieu dedans.

 

Jules Beaulac, prêtre.

 

 

(photo du webmaster)

Ce texte je l'ai sur un papier, mais par fainéantise, je l'ai copié-collé depuis un autre blog que j'ai découvert hier sur un autre blog de Mongénie:

http://www.nicoleetsonpetitmonde.com/unesimplelettre.htm

 

mercredi 10 juin 2009, a 21:16
Plus tard....
 

reçu par email ce jour......

 

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un  autre...

 

Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore  assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.

 

On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite....

 

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.

 

 Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?

 

La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

 

Pendant longtemps, j'ai attendu que ma vie commence enfin, « La Vraie Vie ! »

 

Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.

Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui  mène au bonheur. Le bonheur est le chemin.

 

Ainsi profite de chaque moment, de chaque instant de ta vie, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

 

 LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des  meilleurs moments de sa vie.

 

Ce poème apporte de la chance à qui le transmet.

Ne le garde pas....

Donne-le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance.

 

 

.... alors, servez-vous....

 

 

samedi 06 juin 2009, a 17:46
C'est l'été... John William - ORFEU NEGRO
 



lundi 23 mars 2009, a 21:55
Blaise Cendrars – Lettre
 

Tu m'as dit : si tu m'écris,
Ne tape pas tout à la machine.
Ajoute une ligne de ta main,
Un mot, un rien, oh ! pas grand-chose.
Oui, oui, oui, oui, oui, ou, oui, oui.
Ma Remington est belle, pourtant.
Je l'aime beaucoup et travaille bien.
Mon écriture est nette, est claire,
On voit très bien que c'est moi qui l'ai tapée,
Il y a des blancs que je suis seul à savoir faire.
Vois donc l'oeil qu'a ma page.
Pourtant, pour te faire plaisir, j'ajoute à l'encre
Deux trois mots
Et une grosse tache d'encre,
Pour que tu ne puisses pas les lire.

 

Blaise Cendrars – Lettre

 

publicité pour la Remington

samedi 28 février 2009, a 11:40
un poison. De l'enflure. De la démesure.
 

L'OR est un leurre.

Et dire que depuis la nuit des temps l'homme social n'a jamais su faire mieux que de s'hypnotiser sur cet artifice!

A défaut d'ossements monumentaux comme ceux des ichtyosaures et des plésiosaures dans le lias rouge, on trouve des monnaies d'or dans la poussière de tous les tombeaux, à croire que toutes les civilisations défuntes, aussi glorieuses, antiques et puissantes fussent-elles, ont succombé à ce microbe du cerveau, L'OR, et à l'idée fausse de la valeur intrinsèque et de la vertu salvatrice de cette image conventionnelle, le cœur de l'anus, sa rondelle!

Ah! elle lui aura été joliment utile dans la pratique, l'intelligence de l'homme, l'intelligence qui faisait si cruellement défaut aux monstrueux sauriens du jurassique qui ne savaient s'en servir, géants acéphales, dit-on, l'intelligence dont l'homme est si incommensurablement fier!

C'est un poison. De l'enflure. De la démesure. Un mauvais rêve déroulant ses anneaux saturniens.

Et si l'homme ultra-cultivé d'aujourd'hui, qui a déjà tout chahuté en aveugle, s'en prend maintenant à vouloir déglinguer scientifiquement l'Univers, c'est qu'il sent venir la fin de sa longue hypnose, c'est qu'il sent venir la crise finale. L'homme est une bête malfaisante, voilà la vérité que sa conscience ne veut pas regarder en face et que son intelligence pousse à camoufler à l'infini pour ne pas l'admettre. Si jamais il retrouve la vue, son réveil sera un suicide collectif. Cela ne peut être autrement. C'est logique. Aujourd'hui c'est déjà la banqueroute, ô Modernité! Le genre humain est foutu. J'y pensais...

 

Extrait de "Le lotissement du ciel"

Blaise CENDRARS  - 1946 - 1949

dimanche 18 janvier 2009, a 19:15
Il y a des choses que je ne dis a Personne
 

....

Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c'est
Que moi
Le malheur le malheur c'est
Que moi ces choses je les sais

 

Il y a des choses qui me rongent La nuit
Par exemple des choses comme
Comment dire comment des choses comme des songes
Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes

 

Il y a des choses qui me sont tout à fait
Mais tout à fait insupportables même si
Je n'en dis rien même si je n'en
Dis rien comprenez comprenez moi bien

 

Alors ça vous parfois ça vous étouffe
Regardez regardez moi bien
Regardez ma bouche
Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien

 

Penser seulement d'autre chose
Songer à voix haute et de moi
Mots sortent de quoi je m'étonne
Qui ne font de mal à personne

 

Au lieu de quoi j'ai peur de moi
De cette chose en moi qui parle

 

Je sais bien qu'il ne le faut pas
Mais que voulez-vous que j'y fasse
Ma bouche s'ouvre et l'âme est là
Qui palpite oiseau sur ma lèvre

 

O tout ce que je ne dis pas
Ce que je ne dis à personne
Le malheur c'est que cela sonne
Et cogne obstinément en moi
Le malheur c'est que c'est en moi
Même si n'en sait rien personne
Non laissez moi non laissez moi
Parfois je me le dis parfois
Il vaut mieux parler que se taire

 

Et puis je sens se dessécher
Ces mots de moi dans ma salive
C'est là le malheur pas le mien
Le malheur qui nous est commun
Épouvantes des autres hommes
Et qui donc t'eut donné la main
Étant donné ce que nous sommes

 

Pour peu pour peu que tu l'aies dit
Cela qui ne peut prendre forme
Cela qui t'habite et prend forme
Tout au moins qui est sur le point
Qu'écrase ton poing
Et les gens Que voulez-vous dire
Tu te sens comme tu te sens
Bête en face des gens Qu'étais-je
Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être
Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille
Où donc Même cela c'est trop
Et je les garde dans les dents
Ces mots de peur qu'ils signifient

 

Ne me regardez pas dedans
Qu'il fait beau cela vous suffit
Je peux bien dire qu'il fait beau
Même s'il pleut sur mon visage
Croire au soleil quand tombe l'eau
Les mots dans moi meurent si fort
Qui si fortement me meurtrissent
Les mots que je ne forme pas
Est-ce leur mort en moi qui mord

 

Le malheur c'est savoir de quoi
Je ne parle pas à la fois
Et de quoi cependant je parle

C'est en nous qu'il nous faut nous taire


 

Louis Aragon
(1963)

dimanche 18 janvier 2009, a 18:49
FUIR vers le seul endroit sur, DEHORS!
 

 

« Fuir vers le seul endroit sur, dehors ! »

 

Je ne sais pourquoi cette phrase retient mon attention –et pour tout dire transperce mon esprit (c'est un peu fort ces mots là !)

Fuir…dehors… endroit sur…. ! ?

Drôle d'impression

Petite  phrase insignifiante sortie de son contexte

Lourde de conséquence

Ou plutôt forte en résonance….

Fuir….

A y réfléchir c'est ce qu'a été cette année 2008 pour moi. J'ai fuis.

Fuis l'intérieur

Fuis le monde réel pour me réfugier dans un monde extérieur et virtuel.

Dehors, à l'extérieur, donc

Dans le réel…là où l'air est frais et le vent balayeur d'ennui et d'angoisse…

Dehors, où, nul part ailleurs, le chemin vous attire et vous oblige à avancer,

La forêt vous égare et vous force à réfléchir

Dehors, où d'autre comme vous cherche un endroit sur

Dehors, à l'extérieur mais vers une communauté

Vers d'autres fuyards avec qui communiquer

Dehors, donc, avec d'autres, communiquer, avancer, partager, réfléchir,

Apprendre et réapprendre à parler

 

Dehors, à l'intérieur donc, mais dans un monde virtuel, donc extérieur,

Relié par le fil d'une toile invisible

Communiquer quand même, partager, réfléchir, échanger, mais….

Attention, …..l'air est moins frais…..

 

lundi 05 janvier 2009, a 17:55
Et nous prendrons du temps
 

Rêve pour l'hiver


L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...

Et tu me diras: "Cherche!" en inclinant la tête,
Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
Qui voyage beaucoup...

 

Arthur Rimbaud

mardi 30 décembre 2008, a 13:42
solitude - vidéo de Maxime Leforestier
 

 

 

 

Il y a des gens qui augmentent votre solitude, en venant la troubler.

 

 

Sacha Guitry

 

 

 
laccrimas



lundi 29 décembre 2008, a 14:20
ARTICLE INTERDIT AUX C....
 

 

vous ètes tous trop c….

égoïstes

sexe fort, fort de quoi

 

incapable de faire face

vous vous voilez la face

à la moindre faiblesse

vous voici s.d.f.

 

 

roquette pour vous ça veut dire tuer

roquette, je vous la ferai en vinaigrette

 

quand vous pensez bombe, c'est la mort

ou le sexe

nous pensons bombe glacée, pauvre cloche

c'est ça le test

 

Intellect au niveau zéro

pipi caca popo

ou ça joue les machos

parce que ça a fait science po!

 

boire, bouffer et baiser

ta règle des trois "b"

vivre vivre vivre

sa règle des trois "v"

 

si elle te jette

tu t'arrêtes net

quand elle te quitte

tu vas moins vite

 

ce n'est pas ta chose

tu n'es pas grand-chose

stop! don't touch

tu restes sur la touche

 

Pauvre………….c……….

 

 

ou du danger d'écouter du rap.....ptdrrrrrrrrrr

 

dimanche 28 décembre 2008, a 18:23
article supprimé 20.9.2009
 

samedi 27 décembre 2008, a 16:51
J'ai perdu ma force et ma vie
 

   ** TRISTESSE **

 

J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

 

Quand j'ai connu la vérité, j'ai cru que c'était une amie;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en ai été dégoûté.

 

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici bas ont tout ignoré.

 

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelques fois pleuré.

 

 

Alfred de Musset

vendredi 26 décembre 2008, a 22:50
version Gloria LASSO - ORFEU NEGRO - ORFEO NEGRO
 

 

Par Gloria Lasso, 2 minutes 59 de bonheur....des superbes images...

 



vendredi 26 décembre 2008, a 19:04
Jean FERRAT et Pablo NERUDA
 

 

 

 

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

                                                                              Pablo Néruda

 

http://fr.youtube.com/watch?v=qY-xtjJBP-8&NR=1

 

 



mercredi 24 décembre 2008, a 14:12
....Dans le ciel à chaque instant
 

 

      .....il me faudra beaucoup de courage...

mais cette fois,pas d'indice ailleurs

sinon, je vais encore me faire repêcher.....

 

 

tf8ift8c.jpg

 

 

*********************************************************************

 

Dans le ciel à chaque instant

Une étoile s'allume

Et c'est pour éclairer la terre

 

Il est dans le firmament

Un fragment de lune

Et c'est pour éclairer la terre

 

Regardez et songez

Les étoiles viennent de loin

Elles font un long chemin

Pour vous faire rêver

 

Vous avez déjà vu

Ce croissant de lune là

Vous êtes restés de bois

Rien ne vous a émus

 

Elle est là cette lumière

Pour éclairer la terre

Et au dernier des hommes

Elle vient faire l'aumône

 

Elle ne veut pas qu'il souffre

Et elle sort de son gouffre

Pour lui apporter rêve

Et paix pendant la trêve

 

Indifférents dormez

Mais poètes rêvez

Rien n'est plus merveilleux

Qu'un malheureux heureux

 

Au firmament elle reluit

Celle lune qui brille

Et c'est pour veiller sur le monde

 

A chaque instant dans la nuit

Une étoile scintille

Et c'est pour veiller sur le monde.

 

 

 

lundi 22 décembre 2008, a 10:27
Aux vagues senteurs de l'ambre
 

 

 

 

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

 

 

Charles BAUDELAIRE – Les Fleurs du Mal -

 

 

 

 

samedi 20 décembre 2008, a 17:52
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
 

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe.
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Louis Aragon, Le roman inachevé

 

 

 

 



mercredi 17 décembre 2008, a 21:04
LES AUTRES -
 



mardi 16 décembre 2008, a 15:02
Je rêvais croisades, voyages de découvertes
 

RIMBAUD / A L C H I M I E   D U    V E R B E

À moi.    L'histoire d'une de mes folies.

Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne.

J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rhythmes naïfs.

Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents: je croyais à tous les enchantements. rimbod.jpg

J'inventai la couleur des voyelles! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. -Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rhythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.

Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.

mardi 16 décembre 2008, a 13:28
toute une symphonie
 

 

Adresse de la vidéo :

http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoaftPR7.html

 

 

 

"Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois. Voyez comme je rédige mal : une fois aurait suffit !!"


(lettre d'Odette TOULEMONDE à son écrivain)

mardi 16 décembre 2008, a 10:44
Aujourd'hui plus encore
 

Que PAROLES.NET revienne vite, car, vraiment les retranscriptions....sont à vérifier et ré-orthographier....

 

 

 

Pars, un jour ou l'autre
Un homme a bien le droit de douter
Toi, comme les autres
Oui, un homme peut bien se tromper

Aujourd'hui mon ami
Je le vois dans tes yeux
Que ton amour n'est plus
Et te voilà perdu

Pars, un jour où l'autre
Un homme a toujours des ennuis
Toi, comme les autres
Et j'ai mal pour toi, mon ami

Je comprends ton chagrin
Aujourd'hui plus encore
Tu es seul à porter
Tout le poids du passé

Pars, un jour ou l'autre
Un homme a le droit de douter
Toi, comme les autres
Mais un homme ne doit pas pleurer
Non, un homme ne doit pas pleurer
Non, un homme ne doit pas pleurer


JOHNNY HALLIDAY  - un jour ou l'autre

mardi 16 décembre 2008, a 10:40
Le rythme lent de la terre
 

Si tu savais

by Yannick Noah

 

Si tu savais mon frère
Ce que je trouve là-bas chaque fois
Le rythme lent de la terre
Où les vies passent doucement pas à pas

Si tu savais mon frère
Ce qu'ensemble veut dire là-bas
Au cœur des monastères
Les dieux s'inclinent devant tant de foi

Ici nous âmes sont grises
Les gens ne se regardent pas
Nos sentiments s'enlisent
Et l'on ne voit que ce que l'on a pas

Eux tu sais quand ils disent
Pas besoin de signer en bas
Chaque matin chaque brise
C'est ton corps qui parle pour toi

Si tu savais mon frère
Comme je me retrouve quand je suis là-bas
Dans le chants leurs prières
Où j'aime tant mêler ma voix

Si tu savais mon frère
Comme chaque jour est fort là-bas
Les bonheurs les misères
Tout se partage même le moindre repas

Le pain et les chimères
La peur de l'au-delà
Juste offrir et se taire
Sans réfléchir juste comme ça

La crainte du tonnerre
La mort qui vient déjà
C'est tout leur univers
Qu'ils partagent simplement avec toi

Si tu savais
Il suffit de donner
Si tu savais
Aimer c'est partager

Si tu savais
Il suffit de donner
Si tu savais
Aimer c'est partager

Le bonheur, c'est partager

vendredi 12 décembre 2008, a 15:52
" Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
 

J'abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent

Cette fois je ne lui annoncerai pas
La dernière hécatombe
Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde
Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin
N'est ni rose ni honnête pour la peine
" Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
L'homme est un animal " me dit-elle

Elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je regarde sur la chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
" Crois-tu qu'il va neiger ? " me demande-t-elle soudain
" Me feras-tu un bébé pour Noël ? "

Et elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

vendredi 12 décembre 2008, a 09:33
AUBE - Rimbaud
 

 

 

 

J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais.

L'eau était morte.

Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois.

J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes,

 et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais

et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins:

à la cime argentée, je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles.

Dans l'allée, en agitant les bras.

Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq.

A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes,

 et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée

avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps.

L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

 

Au réveil il était midi.

 

 

 

 

 

 

Présentation
et oui, Diamanta, c'est moi........

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commentaire(s)
Loreena McKennitt - Caravanserai Awanekkinnan (22/11/2009 15:14)

MERCI DIAMANTA pour ...

Mamaaaaaan !!!!!! pere cantoche (22/11/2009 13:42)

C'est bien , tu...

Mamaaaaaan !!!!!! diamanta (22/11/2009 10:09)

W'oui! mais c&#...

Loreena McKennitt - Caravanserai Abbounette (22/11/2009 09:47)

C'est justement...

Loreena McKennitt - Caravanserai diamanta (22/11/2009 09:41)

Oui Waouh! n'es...

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